Violences conjugales : Réagir peut tout changer !

0
174
violences conjugales
109 femmes décédées en 2017 sous les coups de leur conjoint. Photo d'illustration
- Annonce -

#NeRienLaisserPasser. Le 5ème plan gouvernemental de lutte contre les violences faites aux femmes est décliné en régions pour prévenir et sensibiliser l’ensemble de la société. Le Préfet du Doubs a convié l’ensemble des professionnels directement ou indirectement concernés par les violences conjugales, à des journées de formation pour leur permettre de mieux échanger leurs pratiques et interagir.

Violences conjugales, une vieille histoire

Quand Olympe de Gouges rédige en 1791 la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », elle n’imagine pas que 226 ans après, 220 000 femmes seraient victimes chaque année de violences dans le couple.

Il faudra attendre 1975 et l’ouverture d’un premier refuge pour « femmes battues » puis 1980 pour obtenir une définition légale du viol mais qui ne concerne pas « encore » les relations conjugales : « Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte ou surprise. » Le viol entre époux ne sera inscrit dans la Loi et sanctionné qu’en 2006.

Les statistiques demeurent inquiétantes
violences conjugales
En 2018, 603 plaintes ont été déposées dans le Doubs pour violences conjugales – Photo d’illustration

En 2017, 109 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Les chiffres fournis par Mélanie Geoffroy, Déléguée départementale du Droit des Femmes font froid dans le dos. Dans le seul département du Doubs, au 15 novembre, 603 plaintes avaient été déposées pour violences conjugales (203 en zone gendarmerie et 400 en territoire police). Si la parole enfin libérée a pour effet de gonfler les statistiques, ce sont à chaque fois des drames familiaux à prendre en charge comme le souligne Carole Ely, Directrice du Centre d’Information des Droits des Femmes (CIDF). Dans huit cas sur dix, les enfants sont témoins et aussi victimes.

Comment améliorer la prévention et prévenir les récidives

Les relations conjugales sont complexes et les textes ont parfois du mal à être appliqués. Le préfet du Doubs Joël Mathurin, rappelle que dans 50% des cas de violences conjugales, le couple se reforme après. Il n’est pas rare non plus qu’à l’issue d’une audience correctionnelle, la victime s’excuse auprès de son conjoint violent.

C’est donc pour travailler le plus en amont possible, par une culture du partage, que la préfecture du Doubs a convié tous les acteurs à échanger pendant deux jours sur l’amélioration de leurs pratiques. Aux côtés de Solidarité femmes, des agents des CCAS (centres communaux d’action sociale), des brigades de gendarmerie, des commissariats de police, des médecins libéraux et hospitaliers, des associations caritatives comme le Secours catholique, le Secours populaire ou les Restos du cœur, ce sont près de 60 professionnels ou bénévoles qui vont faire en sorte que toutes les victimes soient mieux entendues, accompagnées et protégées.

Il est probablement utopique d’éradiquer les violences intrafamiliales. Mais il appartient aussi à chaque citoyen d’être attentif à son environnement et de ne pas craindre d’alerter les services de police ou les associations. Trop de drames surviennent encore qui pourraient être empêchés.

YQ           

 

Violences Femmes Info : Appelez le 3919 (appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe)stop-violences-femmes.gouv.fr# NeRienLaisserPasser

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here