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Dans la ville aux sept collines, les cyclistes ne sont pas à la fête. Pour y remédier, le Grand Besançon et Keolis Besançon Mobilités (KBM) proposeront 300 vélos à assistance électrique en location à partir de l’été 2019. Moyen d’exclure la voiture de la ville ou expérimentation grandeur nature d’un développement durable ? Les bisontins en jugeront !

Un réseau cyclable encore peu adapté à l’essor du vélo
Ginko Besançon vélo électrique
des vélos électriques en location à l’été 2019, une innovation Ginko – photo d’illustration

La capitale comtoise n’est pas en pointe dans l’utilisation du vélo en ville. Si Besançon dispose déjà de 240 kilomètres de voies cyclables, la topographie de la ville ne permet pas l’utilisation d’un vélo dans les meilleures conditions, en particulier dans les liaisons domicile-travail. Pourtant, les derniers comptages enregistrés Avenue Léo-Lagrange depuis les travaux de la ligne de bus en TCSP, comptabilisent une moyenne de 750 vélos par jour. Il y a donc un potentiel d’évolution intéressant pour un usage plus intensif de la bicyclette.

Comment ça va marcher ?

Dans un premier temps, il sera proposé dès le mois de juin 2019 300 VAE (vélos à assistance électrique) disposant d’une autonomie de 60 kms et d’une puissance de 360 Wh. En fonction des premiers résultats, le Grand Besançon envisage d’investir dans 300 vélos supplémentaires en 2020 et 2021, soit un investissement total de l’ordre de 500 mille Euros.

La location sera proposée en moyenne et longue durée à des tarifs attractifs pour inciter les bisontins à modifier leurs modes de déplacement. Mais l’agglomération et Ginko Besançon ne veulent pas se substituer aux vendeurs de vélos ; bien au contraire, l’expérience de quelques mois de location pourrait inciter l’utilisateur à franchir le pas de l’achat d’un VAE. C’est du moins le souhait des élus de l’agglomération.

Les tarifs de location sont particulièrement incitatifs et privilégient les abonnés Ginko. Pour Laurent Sénécat, le directeur de Keolis Besançon Mobilités, cette nouvelle offre doit s’intégrer dans un  réseau multimodal et accessible à tous.

Les tarifs sont dégressifs selon la durée de location. De 50 € pour un mois, la location passe à 100 € pour trois mois et 240 € par an. Les abonnés Ginko paieront, quant à eux 25 € par mois, 50 € pour un trimestre et 125 € par an. Compte tenu du prix de vente moyen d’un vélo électrique, la proposition devrait donc inciter les utilisateurs à mettre le pied à la pédale.

« des tarifs pour mettre le pied à la pédale »

Une caution de 600 € sera demandée (caution non encaissée) et chaque utilisateur devra déclarer la location à son assureur pour bénéficier d’une couverture en cas de vol ou de dégradation du vélo.

Pour favoriser l’intermodalité avec le réseau de tram et de bus et les liaisons ferroviaires, il est prévu de déployer trois box à vélos sécurisés qui viendront compléter les deux vélos parks actuels (Fort Benoît et Campus Bouloie).

Chaque locataire devra assurer la recharge de la batterie, l’entretien et de conserver le vélo dans un lieu sécurisé. Une maintenance régulière sera opérée par Keolis Besançon Mobilités tous les six mois, maintenance incluse dans le prix de location.

Il se vend en France 2.8 millions de vélos par an. L’usage du vélo électrique est une révolution dans les modes de déplacement. A Besançon, un vélo est utilisé en moyenne sur 9 kilomètres par jour. Cette nouvelle offre devrait permettre à terme de désengorger certains axes routiers aux heures de pointe en permettant l’utilisation du vélo au public le plus large en termes d’âge ou de capacité physique. Cela ne doit pas inciter certains élus à rêver d’interdire l’usage de la voiture !

YQ  

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