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Multiplication des scandales alimentaires, remise en cause de certains produits d’origine animale et prise de conscience sur la maltraitance animale poussent de plus en plus de consommateurs à devenir vegan. Prochainement, un salon baptisé « Pour aider les animaux » se déroulera à Besançon. C’est une grande première.

La France, terre de gastronomie. Paradis des viandes en sauce et des fromages… Pourtant, de plus en plus de consommateurs se détournent de ces produits issus des animaux ou de leur exploitation.

Pour preuve, en 2018, les produits végétariens et vegan vendus en grandes et moyennes surfaces ont généré un chiffre d’affaires de 380 millions d’euros. Soit une hausse de 24% selon une étude publiée par l’institut d’études Xerfi. Ce dernier prévoit par ailleurs une progression annuelle moyenne de 17% du marché de l’alimentation végétarienne et vegan pour les années 2019 à 2021.

« La grande majorité des vegans ont une démarche pacifiste »

Effet de mode ou véritable prise de conscience, le véganisme, qui, rappelons-le, consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation (viande, œuf, poisson, lait, miel, soie, cuir jusqu’aux cosmétiques testés sur les animaux…), se répand à la vitesse grand V.

Démocratisés mais inaccessibles. Ces produits demeurent effectivement difficiles à trouver hors des magasins spécialisés ou bio. C’est la raison pour laquelle l’association Farplace, qui œuvre pour le bien-être animal et l’environnement, organise un salon à Besançon le 28 avril prochain. Ce salon baptisé « Pour aider les animaux », entend informer, sensibiliser mais aussi rappeler que « la grande majorité des vegans ont une démarche pacifiste ».

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« Des traces animales dans certains dentifrices », dénonce l’une des membres de l’association Farplace. DR

« Le mot vegan est un gros mot dans notre pays »

Arielle est l’une des membres de l’association organisatrice de l’évènement. Elle a vécu de nombreuses années en Angleterre. C’est là qu’elle s’est mise au véganisme.

Elle constate : « La France accuse un important retard par rapport à l’Angleterre ou à l’Allemagne en la matière. Le mot vegan est un gros mot dans notre pays. »

En effet, certains commerces de viande attaqués par des militants anti-spécistes ont contribué à donner une image négative de ces consommateurs. Arielle insiste : « Nous ne sommes pas là pour casser des vitrines ! Notre but est surtout d’informer dans la joie. Nous n’imposons rien, c’est aux consommateurs de faire leurs propres choix en toute connaissance de cause. C’est encore tabou, mais par exemple, un veau a été tué pour que vous puissiez boire votre lait… Sans parler des aberrations comme le fait qu’il y ait des traces animales dans certains dentifrices par exemple…»

« Nous ne sommes pas là pour casser des vitrines ! »

« Beaucoup de mauvaise information sur le véganisme »

Et la sensibilisation passe par l’organisation de salons dans toute la France. « Beaucoup de nos visiteurs n’ont pas encore franchi le cap et viennent se renseigner. Il y a beaucoup de mauvaise information sur le véganisme comme de potentiels risques pour la santé qui n’ont jamais été avérés. »

Elle en est convaincue : « Ne plus consommer de viande, c’est ne plus ingérer d’antibiotiques, toxines et hormones de croissances injectés aux animaux… Pas sûre que ce cocktail soit bénéfique pour la santé… »

Toxines, antibiotiques et hormones de croissances pointés du doigt

« Si nous étions tous vegans, l’ensemble de la population mondiale pourrait se nourrir »

Casser les préjugés constitue un autre axe fort du salon puisque de nombreuses animations comme des cours de cuisine végétale et des conférences sont programmées.

« Malbouffe, vitamine B12… Les thèmes abordés lors des conférences sont riches et permettent d’évoquer l’importance des changements de consommation », annonce-t-elle. Avant de conclure : « Un autre argument de poids : si nous étions tous vegans, l’ensemble de la population mondiale pourrait se nourrir car élever des animaux consomme de l’eau, une ressource limitée. »

Militine GUINET
Salon Pour Aider les animaux, dimanche 28 avril de 11h à 19h au Grand Kursaal de Besançon. 3€, entrée gratuite pour les moins de 15 ans. 
4 tickets pour 10€ sur ce lien. 
Pour être exposant ou bénévole, contacter : bonjour@farplace.fr

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