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Ce jeudi, la société Citeo et le Grand Besançon présentaient un nouveau concept de containers de tri. Exit les tristes containers tagués et les stations enterrées débordant de déchets. Plus de volume et un environnement préservé, les nouvelles stations de tri seront implantées sur les sites actuels d’apport volontaire.

47 stations de tri seront installées dans le centre-ville dont 33 points d’apport volontaire aériens et 14 stations enterrées.

Le planning prévoit 8 nouvelles stations aériennes sur le premier semestre 2019 (dont la première, Place Jean Cornet) puis 25 stations aériennes sur le second semestre ainsi que 5 stations enterrées. Les implantations se poursuivront en 2020 et 2021 pour une collecte complète.

Le dispositif actuel pensé dans les années 2000 ne correspond plus aux besoins de la population du centre-ville (beaucoup de commerces, des cours étroites et l’absence de locaux de stockage pour les bacs individuels). La vétusté du matériel actuel pose également des problèmes d’acceptabilité par « les riverains qui veulent des containers à proximité mais loin de chez eux », souligne Séverine Tertrais chez Citeo.

Trois artistes bisontins participent à la phase test
nouveau tri sélectif à Besançon
Une oeuvre du graffeur bisontin Nacle pour embellir un container à verre. ©YQ

Loin des containers tristes, ces nouvelles installations ornent le paysage urbain. De nombreux artistes locaux ont habillé les containers. Morgane Dorffer, une tatoueuse installée à Besançon en 2014, a choisi de les agrémenter de visages de femmes, de fleurs, de végétaux.

Aurel Rubbish qui vit et travaille à Besançon est l’un des artistes les plus doués dans l’art du « paper cut ». Il crée de fines dentelles de papier qui nécessitent des centaines d’heures de travail. Influencé par l’art nouveau et le symbolisme, il offre à ces containers de déchets un écrin artistique.

Nacle est un graffeur qui a obtenu ses lettres de noblesse dans les fresques réalisées dans l’ancienne usine de la Rhodiaceta. Bisontin, il s’inspire de la technique d’Andy Warhol pour rendre hommage aux personnalités bisontines comme Hugo, Courbet ou Colette.

Ce design original est, pour Jean-Louis Fousseret, un moyen de rendre le réflexe du tri et du recyclage attractif aux citoyens. « Les anciennes stations de tri n’étaient pas dans un très bon état et n’incitaient pas vraiment au geste. Grâce à ces nouvelles stations, l’action de recycler est valorisée, les containers ont une plus grande capacité et la ville est embellie », exlique-t-il.

La remarque d’un passant semble confirmer la démarche : « On va prendre plaisir à déposer nos cartons. »

nouveau tri sélectif à Besançon
« On va prendre plaisir à déposer nos cartons », commente un passant. ©YQ
Augmenter les performances

En dix ans (de 2008 à 2018), l’agglomération du Grand Besançon a réduit de 35% ses déchets résiduels. Ils représentent encore 148 kg par habitant et par an. Dans la même période, le tri sélectif a augmenté de 11% plaçant la capitale comtoise parmi le top des collectivités françaises en matière de tri. En dix ans, l’agglomération est passée de 93 à 103 kg par habitant.

Besançon au top des collectivités françaises en matière de tri

Rendre plus propre la ville, mieux recycler, tout cela a un coût. Les nouveaux aménagements vont coûter à la communauté urbaine 1,180 million d’euros.

Augmenter les capacités de stockage, harmoniser ces nouveaux containers dans l’environnement exceptionnel de Besançon, c’est plus d’incitation à trier et une baisse des incivilités (moins de dépôts sauvages et moins de tags).

La politique d’environnement durable et harmonieux ne passe pas uniquement par des discours mais par des actions concrètes comme celle-ci qui allie performance de la propreté et créativité.

YQ

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