Une trentaine de plaintes déposées par le CHRU de Besançon en 2016

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En 2016, 200 déclarations pour violences envers le personnel du CHRU de Besançon ont été enregistrées. Crédit : DR
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Comme ailleurs en France, le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Besançon est un lieu d’attente et de tensions. Pour renforcer la sécurité au sein et aux abords de l’établissement, une convention locale de coopération de sécurité hôpital-police-justice vient d’être signée.
« Les soignants n’ont pas à subir cela »

Avec 200 déclarations pour violences envers le personnel enregistrées en 2016, le CHRU est régulièrement confronté à des événements graves tels que des injures et des violences à l’encontre des patients et personnels dans les services d’urgence. Pour Chantal Carroger, directrice du CHRU : « Les soignants n’ont pas à subir cela. »

D’autant plus qu’aux violences, s’ajoutent les dégradations de biens et matériels et les vols puisque l’établissement recense environ cinq méfaits de ce type par mois. En tout, une trentaine de plaintes ont été déposées en 2016 pour violences et dégradations de biens.

Garantir des conditions de travail sécurisées aux professionnels

La hausse des violences ainsi que les répercussions des attentats sur le fonctionnement des services de l’État et des hôpitaux publics a donc conduit à la signature d’une convention de coopération de sécurité hôpital-police-justice par le Préfet du Doubs, la Procureure de la République de Besançon, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Doubs et la Directrice Générale du CHRU de Besançon.

La convention s’inscrit dans le protocole national du 10 juin 2010 qui tend à garantir aux professionnels de santé des conditions de travail sécurisées : « Améliorer la sécurité et renforcer la coopération entre l’hôpital et les services de l’État chargés de la prévention de la violence et du traitement de la délinquance sont les principaux objectifs de la convention », renseigne Sophie Muraccioli, chargée de communication au CHRU.

« C’est un document très opérationnel avec des fiches, les règles, les conduites à tenir qui seront mises en ligne pour l’ensemble des services de police », explique Benoît Desferet, commissaire général, directeur départemental de la sécurité publique du Doubs.

Plus de 300 points de contrôle d’accès

La convention est donc censée faciliter le travail des personnels de sécurité, en lien avec la police, la gendarmerie et les secours et consolider les mesures de prévention déjà existantes : « L’établissement est doté de 184 points de vidéo protection et de plus 300 points de contrôle d’accès », assure la chargée de communication.

Applicable dès sa signature le 11 juillet, la convention sera mise à jour tous les ans.

Militine GUINET

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