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Le coup d’envoi de la Coupe du monde de football a été donné jeudi dernier avec le match Russie/Arabie Saoudite. Hic, de nombreux matches sont programmés les après-midis, difficilement conciliable avec des horaires de bureau…

Lors du dernier mondial, organisé au Brésil, les supporters des Bleus avaient pu suivre la plupart des matches sans trop de difficulté puisque ceux-ci se déroulaient essentiellement en fin de journée en Europe. Cette année, la programmation donne du fil à retordre aux footeux qui, pour la plupart, sont au travail lors des diffusions.

Problématique quand on sait que le Code du travail considère le fait de regarder un match sur son téléphone ou sur un ordinateur au travail, comme une faute. D’ailleurs, l’article L3121-1 rappelle que « la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles ». Même les cadres, libres d’organiser leur travail, sont concernés. « Cette liberté est en rapport avec le travail. Elle n’enlève rien au fait fautif de se distraire sur son temps de travail », a expliqué Nathalie Lailler, avocate au barreau de Caen et spécialiste du droit du travail à nos confrères de France info.

Un match entre collègues ?

Alors pour éviter que la passion collective pour le ballon rond ne se transforme en sanctions disciplinaires, des chefs d’entreprise ont eu l’idée de mêler l’utile à l’agréable.

À Besançon, le courtier en prêt immobilier et rachat de crédit, Cafpi, a choisi de diffuser le match dans ses locaux de la rue Midol entre collègues et collaborateurs. Au programme : apéro, barbecue, concours de pronostics et lots à gagner.

« Nous voulions faire quelque chose avec tous nos collaborateurs, se retrouver autour d’un pot devant un match des Bleus pendant la Coupe du Monde s’est donc tout de suite imposé », souffle Florine, une assistante.

Un événement qui n’a pas manqué de susciter l’euphorie générale au sein de la boîte : « Oh ! regarde ! J’ai une robe bleue, toi t’es en blanc, elle en rouge, ça reprend les couleurs du drapeau ! On ne l’avait même pas fait exprès ! », s’amusent deux collègues. © LDC
Un événement qui n’a pas manqué de susciter l’euphorie générale au sein de la boîte : « Oh ! regarde ! J’ai une robe bleue, toi t’es en blanc, elle en rouge, ça reprend les couleurs du drapeau ! On ne l’avait même pas fait exprès ! », s’amusent deux collègues. © LDC

Un événement qui n’a pas manqué de susciter l’euphorie générale au sein de la boîte : « Oh ! regarde ! J’ai une robe bleue, toi t’es en blanc, elle en rouge, ça reprend les couleurs du drapeau ! On ne l’avait même pas fait exprès ! », s’amusent deux collègues.

Pour l’occasion, l’entreprise a même fait personnaliser des objets : « On a des ballons de foot et des drapeaux tricolores floqués, on offre un kit avec du maquillage et le planning des matches », explique un employé.

Pour certaines entreprises françaises, laisser les salariés regarder un match au travail serait un excellent moyen de renforcer la cohésion d’équipe et donc, d’améliorer la productivité.

D’après une étude réalisée par le site d’annonces immobilières BureauxLocaux, 36% des entreprises comptent diffuser les matches des Bleus sur un écran au travail. Parmi les sociétés qui n’organiseront pas de projection, une sur cinq devrait autoriser ses salariés à visionner les rencontres sur un ordinateur ou un smartphone. Toujours d’après l’étude, un quart des entreprises françaises envisage d’interdire de suivre la Coupe du monde au travail.

Pour les plus chanceux, certains employeurs proposaient à leurs salariés de quitter le bureau à temps pour savourer le match.

Prochain rendez-vous, mardi 16h.

Louise De Châteaublanc

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