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Club de passionné, parfois controversé, le Racing Besançon est avant tout une équipe historique. Sous plusieurs noms, plusieurs directions et dans diverses divisions, le club emblématique de la capitale Comtoise a traversé les époques malgré certaines erreurs que le club a payé cash. Retour sur une histoire riche en rebondissements, et qui est loin d’être terminée.

Un club emblématique

Fondé en 1904, le Racing Besançon est longtemps resté dans l’ombre du FC Sochaux-Montbéliard comme le deuxième club franc-comtois. Et même si cela est toujours le cas, le Racing se défend très bien en cette saison 2017-2018 puisque le club est lancé dans une lutte acharnée pour une montée en Nationale 2. La montée, c’est l’objectif principal des Bisontins et de leur président Roland Girard. Mis en concurrence par le Besançon Football, club tout jeune et plein d’ambition, le Racing a la tête dure et fait jouer son expérience.

Des débuts omnisports

Le Racing Club Franc-Comtois (RCFC) est né le 21 juillet 1904. Le club est une création de plusieurs amis souhaitant créer un club omnisports, pratique courante dans de nombreuses villes françaises. Athlétisme, cyclisme puis football font leur apparition. L’équipe de football se construit alors au niveau régional et joue les championnats d’élite de Franche-Comté durant de nombreuses années, en remportant même plusieurs fois le championnat de DH de Bourgogne-Franche-Comté. En 1943, malgré la période de guerre et après des années de construction et de travail, le Racing Besançon dispute sa première finale de championnat de France amateur (à l’époque le football professionnel n’existe pas), perdue face à Angers sur le score de 2-0.

A ses débuts, le Racing Besançon est un club omnisports amateur © Racing Besançon
Le stade Léo Lagrange, symbole de tout un club

Le club se structure et un nouveau stade est inauguré en 1939 : le stade Léo Lagrange. A la base, il est un vélodrome équipé d’une piste d’athlétisme, il est surtout le cœur du club et des supporters qui viennent en nombre pour assister aux matchs à domicile. Rénové en 2003 et 2005 pour la montée en Ligue 2, le stade possède aujourd’hui une capacité d’accueil de 11 500 places. Une belle arène pour une équipe de Nationale 3 qui accueille, cette saison, une moyenne de 1 000 à 1 200 supporters. A noter que ce stade aura l’honneur de recevoir l’Équipe de France espoirs à la fin du mois de mai 2018, pour 2 matchs amicaux face à la Suisse et l’Italie.

Le stade Léo Lagrange, inauguré dans les années 1940, était à la base un vélodrome entouré d’une piste d’athlétisme © Racing Besançon
Besançon et le football, une histoire de record…

Le Racing Club Franche-Comté participe, à partir de 1945 et suite aux autorisations de la Fédération Française de Football, au championnat de France professionnel. Une superbe nouvelle pour le club qui restera 41 saisons consécutives en Deuxième Division (la Ligue 2 d’aujourd’hui), de 1945 à 1986. Un record historique, qu’aucune autre équipe n’a réussi à atteindre à ce jour. Le Racing est même proche d’accéder à la D1 en 1978 mais une fin de saison décevante l’en empêchera.

Mais une stabilité difficile

La stabilité financière du club est malheureusement difficile. En grosses difficultés financières, le club dépose une première fois le bilan en 1986. Le RCFC devient alors le Besançon Racing Club (BRC) en 1987. Retour à l’envoyeur, en quatrième division, avec une équipe très jeune. Une dizaine d’années passent puis le club retrouve le National en 1999, championnat où il est classé champion de France en 2003, titre synonyme de montée en Ligue 2 et de retour dans le monde professionnel. Mais l’équipe ne se maintient pas, pire, les échecs se poursuivent et l’équipe redescend en CFA, un ascenseur qui durera une dizaine d’années.

En 2009, le Besançon Racing Club connait une nouvelle relégation administrative due aux problèmes financiers du club, puis en 2012, le BRC dépose de nouveau le bilan et deviendra plus tard le Racing Besançon. Une maladie de mauvaise gestion du club, le mauvais côté de l’argent qui peut, parfois, tuer le foot.

Des joueurs célèbres, de passage

Besançon a pourtant vu passer de grands joueurs. De Bernard Lama, prêté par le Paris-Saint-Germain, à Romain Hamouma, qui a fait une rapide escale au BRC avant d’aller à Laval, en passant par Kamel Chafni, milieu très technique qui vivra de belles années à l’AJ Auxerre quelques saisons plus tard, les grands noms ne manquent pas.

Des entraîneurs cotés ont aussi posé leurs valises à Besançon, dont l’actuel coach de l’Olympique Lyonnais, Bruno Génésio. Le lyonnais de naissance a entraîné le BRC en tant qu’adjoint en 2005-2006 aux côtés de Stéphane Paille. Des joueurs et entraîneurs qui sont devenus par la suite célèbres mais néanmoins moins populaires et emblématiques que d’autres aux yeux du public bisontin, comme ce fut le cas pour Michaël Isabey.

L’actuel entraineur de l’Olympique Lyonnais, Bruno Génésio, a occupé le poste d’entraîneur adjoint du BRC en 2005-2006 aux côtés de Stéphane Paille © Racing Besançon
Racing Besançon : une histoire à reconstruire

Aujourd’hui, le Racing Besançon est en pleine reconstruction. Avec un budget annuel de 550 000 € (dont la moitié est utilisé pour le fonctionnement des équipes de jeunes) et une équipe performante, en bonne posture pour monter en Nationale 2, les hommes d’Alexandre Pepe ne lâcheront rien pour répondre aux ambitions de tout un club. Les casseroles financières du passé sont oubliées et l’ambition est de regarder vers le haut. « Nous souhaitons redorer le blason du Racing Besançon et faire plaisir à nos supporters. » Les mots de la Direction sont clairs. Il ne manque plus qu’une fin de saison en feu d’artifice pour que la marche en avant reprenne et que Besançon retrouve un club de football à sa hauteur.

Thomas Ormansay

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