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« Besançon non-fumeur » existe depuis 30 ans dans la capitale comtoise. Le « mois sans tabac 2018 » est l’occasion pour la ville de développer son partenariat avec l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie) et inciter la population à franchir le pas du sevrage tabagique.

Il est courant de dire d’un gros fumeur, « il s’arrête de fumer 20 fois par jour ». Pour les spécialistes des addictions, essayer c’est déjà gagner !

D’autres diront, « si je m’arrête, je vais grossir ». Là aussi, des conseils diététiques permettent d’atténuer une éventuelle prise de poids.

Les fausses bonnes raisons pour continuer à « cloper » ne tiennent pas au regard de la dépendance au tabac qui prive de sa liberté, de sa santé et de celle de son entourage. Le poids de la fiscalité consentie devrait être un argument pour abandonner cigarette et briquet ; un fumeur consommant un paquet/jour dépense près de 3 000 € par an dont 2 400 € vont directement dans les caisses sans fond de Bercy.

Arrêter pendant 30 jours multiplie par cinq les chances d’un sevrage définitif, tel est l’objectif principal de l’opération « le mois sans tabac ».

Un enjeu de santé publique

Plus d’un français sur trois de 15 à 75 ans est fumeur. Les 15 millions d’accros à la cigarette sont de potentiels patients pour les maladies respiratoires, les cancers (principalement celui des poumons) et les accidents cardio-vasculaires. Les problèmes dentaires ou une peau terne, liés à la cigarette, sont également des handicaps dans notre « société du paraître ».

Pendant la grossesse, la consommation de tabac peut avoir des conséquences graves sur la santé des enfants à venir (asthme, otites…). Les mères qui allaitent leur enfant doivent savoir que la nicotine passe aussi dans le lait maternel.

On estime les dépenses de santé directement liées au tabac à plus de 16 milliards d’euros par an et 120 milliards en tenant compte du nombre de vies perdues chaque année et des dépenses au sens large engagées par l’Etat pour les soins et la prévention.

La technologie au service des fumeurs
mois sans tabac Besançon ANPAA C2Care
Cyril Devesa, Adjoint au Maire de Besançon chargé de la lutte contre les addictions, a essayé le casque de réalité virtuelle dans les locaux de l’ANPAA ©YQ

Pendant longtemps, le sevrage tabagique se résumait à des substituts nicotiniques (patchs ou gommes à mâcher) et d’autres traitements médicamenteux, voire à l’utilisation de l’acupuncture. La réalité virtuelle au service de la santé, c’est un nouvel outil thérapeutique pour soigner les addictions (tabac, alcool, drogues) mais aussi les phobies, les troubles de comportement alimentaire. Accompagnés de Nathalie Carnet, psychologue clinicienne à l’ANPAA de Besançon, l’immersion des patients dans les environnements virtuels C2Addict a pour but de les confronter à leurs désirs addictifs afin qu’ils en prennent pleinement conscience et que leur thérapeute les aide à s’en détacher. S’agissant précisément du tabac, les environnements virtuels contenant des indices liés au tabagisme génèrent un désir important.

Le centre de l’ANPAA de Besançon est le premier en France à être doté de ce casque de réalité virtuelle développé par C2Care, une entreprise basée à Toulon.

Mon cerveau accro et moi

Tout au long du mois de novembre, la Ville de Besançon et l’ANPAA proposent des cycles de conférences, d’ateliers d’information et de relaxation, des animations autour de la 3D et de la réalité virtuelle, une bonne entrée en matière pour oublier la cigarette du matin…et celles qui suivent ! Le programme complet est disponible sur www.anpaa25.fr

Et puisque l’on parle de lutter contre toutes les addictions, arrêter de fumer, c’est offrir aux gabelous de Bercy un moyen de sevrage fiscal ! Belle motivation pour cesser la cigarette.

YQ

 

 

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