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Alors que le salon So Sexy vient tout juste d’ouvrir ses portes à Micropolis, rencontre avec Luna Rival, actrice dans l’industrie pornographique et originaire de Dijon.

À seulement 21 ans, Luna Rival est considérée comme l’une des étoiles montantes dans l’univers du film pour adultes. En effet, depuis ses débuts, à l’âge de 18 ans, elle a tourné plus de 300 scènes et acquis une renommée mondiale. Rencontre.

« Le X m’attirait beaucoup »

« J’ai d’abord commencé avec des webcam. Le X m’attirait beaucoup, j’ai toujours aimé ça, je regarde des films depuis que je suis très jeune », raconte-t-elle. Mais tout débute véritablement avec le réalisateur John B. Root qui, très jeune, la fait tourner avec de grosses productions telles que Marc Dorcel, Private ou encore Canal +. Spécialisée dans le registre de la « teen » (c’est-à-dire de l’adolescente coquine) du fait de son jeune âge, Luna Rival a également tourné pour le site Jaquie et Michel. Très rapidement, elle a donc été propulsée dans une carrière de grande actrice.

Son crédo : « Je fais des choses assez hard. Par exemple, je tourne des doubles et des triples pénétrations, je pratique également le sadomasochisme (pratique sexuelle qui utilise la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche du plaisir, Ndlr) aussi bien en tant que dominatrice qu’en tant que soumise. Je fais aussi beaucoup de gang bang (pratique sexuelle mettant en scène une femme ayant des relations sexuelles avec plusieurs partenaires en leur présence Ndlr). » 

« Il ne faut pas non plus oublier qu’un film X reste une fiction… Il faut bien faire la part des choses entre fiction et réalité.»

« Tourner des films porno ne m’a pas dégoûtée du sexe ! »

Elle qui, plus jeune, rêvait de devenir pâtissière, aspire désormais à une grande carrière dans l’industrie du sexe et envisage même de devenir réalisatrice et productrice : « J’ai préféré garder les gâteaux et la pâtisserie pour mon plaisir personnel lorsque j’ai du temps libre. J’avais surtout peur qu’en choisissant d’en faire mon métier, je finisse par en être dégoûtée. » Elle tient à rassurer ses fans : « Tourner des films porno ne m’a cependant pas dégoûtée du sexe ! »

« Je fais des choses assez hard. Je tourne des doubles et des triples pénétrations », Luna Rival. © Alex CRAIG
« Je fais des choses assez hard. Je tourne des doubles et des triples pénétrations », Luna Rival. © Alex CRAIG

Elle ajoute : « Je veux faire ma vie là-dedans. Plus tard, j’aimerais aller aux USA, là-bas, il y a beaucoup plus d’opportunités pour devenir réalisatrice ou productrice. Me lancer dans le cinéma traditionnel me tente aussi. J’ai notamment tourné dans un film d’horreur britannique intitulé ‘Outbreak of the dead’. »

À quoi ressemble le quotidien d’une actrice porno ?

On pourrait penser qu’avec une vie rythmée par les salon, les shootings coquins, les tournages et le web cam, se construire une vie de couple équilibrée est impossible. Luna Rival n’est pas de cet avis : « J’ai une vie de couple classique. J’étais avec mon chéri avant même de me lancer, on en a beaucoup parlé. Nous sommes très amoureux, on passe parfois plus de trois heures au téléphone ! » Elle livre ses conseils pour arriver à concilier sa vie professionnelle et sa vie de couple : « Le secret c’est de rester soudés quoiqu’il arrive et de communiquer. »

N’est pas pornstar qui veut

« Dans mon entourage, tout le monde n’accepte pas mon métier. Mais, c’est leur problème. Me lancer dans cette voie était mon choix. Pour moi, c’est un métier à part entière, je n’ai aucune honte ni pudeur, je m’investis beaucoup et je suis très heureuse », confie la jeune femme. Elle insiste néanmoins sur les exigences du métier à prendre en compte avant de se mouiller : « Les personnes ne réalisent pas forcément l’impact que faire du porno peut avoir sur une vie. Il faut en être conscient et assumer son activité, sinon c’est très difficile. » Elle poursuit : « Le porno, c’est facile, à condition de se donner les moyens de réussir. Ce n’est évidemment pas facile tous les jours mais, comme dans tous métiers, il y a des bons et des mauvais côtés. Avoir une force de caractère et une réelle envie de faire carrière dans ce milieu est primordial. »

Ce week-end lors du salon, Luna Rival devrait rencontrer de nombreux fans, originaires de Dijon : « J’adore le salon de Besançon car il est tout proche de mon lieu de naissance, alors en général, j’y aperçois des visages familiers ». © Alex CRAIG
Ce week-end lors du salon, Luna Rival devrait rencontrer de nombreux fans, originaires de Dijon : « J’adore le salon de Besançon car il est tout proche de mon lieu de naissance, alors en général, j’y aperçois des visages familiers ». © Alex CRAIG
« Les scènes sont extrêmement physiques »

On pourrait penser que pour être au top, les actrices se plient à un régime de vie très strict, pour Luna Rival, rien d’excessif : « Les scènes sont extrêmement physiques. Le sport que je fais, c’est mes scènes car tous les muscles travaillent. Après une journée de tournage, j’ai des courbatures comme après une bonne séance de sport, alors, lorsque j’ai du temps libre, je n’en rajoute pas. »

Pornographie, synonyme d’image dégradée de la femme ?

« L’image qu’une scène véhicule de la femme dépend surtout des productions, qui ont leurs propres réputations et styles. Les petites productions, moins glamour, avec lesquelles on commence généralement, ne valorisent peut être pas suffisamment l’image de la femme. Quant à mon choix de carrière, il est tout à fait compatible avec le fait d’être féministe qui, à l’origine, correspond à la liberté de faire ce que l’on veut avec son propre corps. », exprime-t-elle.

« Cette industrie est l’une des rares que je connaisse où la femme est mieux payée que ses confrères. »

« C’est un choix totalement assumé, on se montre parce qu’on en a envie », Soupless, 24 ans, danseuse. DR
« C’est un choix totalement assumé, on se montre parce qu’on en a envie », Soupless, 24 ans, danseuse. DR
« Pas plus dégradant qu’une pub qui fait apparaître une femme totalement nue pour vendre »

Ce week-end, Soupless, 24 ans, enchaînera les chorégraphies entièrement nue sur scène devant des centaines de visiteurs : « Danser nue n’est pas un problème. Je ne suis absolument pas pudique. Toutefois, il y a des manières de travailler. Par exemple, on évite certaines positions, on sait comment se placer par rapport au public pour éviter de se sentir mal à l’aise, etc. » Elle insiste : « Certes on fait parfois des choses osées aux yeux de certains mais, on se respecte, c’est avant tout une question d’ouverture d’esprit. »

D’après elle, danser nue n’est pas plus dégradant que certaines publicités : « C’est un choix totalement assumé, on se montre parce qu’on en a envie. Ce n’est pas plus dégradant pour l’image de la femme qu’une pub qui fait apparaître une femme totalement nue pour vendre un parfum. Les danses sont plus à considérer comme de l’art à part entière. »

6000 visiteurs attendus ce week-end

Présenté par Oh ! Evénements, organisateurs de salons ‘grand public’ basé en Alsace, le salon Sexy revient pour la deuxième fois à Besançon. Selon Karim Laid, co-organisateur de l’événement, « Le salon est très attendu par le public bisontin mais pas seulement. Beaucoup de Dijonnais viennent y faire un tour. C’est dommage, le maire de Dijon (François Rebsamen, Ndlr) s’est toujours opposé à l’organisation du salon là-bas. » Lors de la première édition à Besançon en juin dernier, son associé, Xavier Dessaigne avait déjà déclaré : «  Cela fait des années que nous essayons d’organiser cet événement sur Dijon, sans succès. Pourtant, c’est un rendez-vous qui attire énormément de monde. Il faut d’ailleurs savoir qu’en France, plus de 150 salons de l’érotisme sont organisés chaque année. » De son côté, la Ville de Dijon n’a pas réagi à nos demandes d’informations.

Louise De Châteaublanc

Plus d’informations sur : micropolis et salon de l’érotisme.

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