Romuald Bertrand et ses drôles de miss

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Le couturier-créateur bisontin a notamment réalisé une robe que portait Camille Cerf, Miss France 2015, lors de l’élection de Miss Univers à Miami. DR
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Habiller les plus belles femmes du monde, le rêve de tout grand couturier.  Pari réussi pour Romuald Bertrand, couturier-créateur bisontin, qui a collaboré plus d’une fois avec les comités Miss Franche-Comté et Miss France pour habiller les miss.
De Delphine Wespieser, Miss France 2012, à Alicia Aylies, Miss France 2017, Romuald Bertrand a habillé de nombreuses reines de beauté. DR

Le conte de fée débute en 2013 lorsque Romuald Bertrand est sollicité par le comité Miss Franche-Comté pour réaliser la robe portée par Camille Duban (Miss Franche-Comté 2013) lors de l’élection de Miss France. « Ils m’ont demandé de revisiter les costumes un peu désuets, alors j’ai eu l’idée de réaliser la robe « Temps » qui faisait allusion au patrimoine horloger de Besançon avec des rouages », raconte-t-il. Mais tout démarre véritablement l’année suivante lorsqu’il confectionne une autre robe, Cœur d’Or-loge, pour Anne-Mathilde Cali (Miss Franche-Comté 2014) qui lui fait alors gagner le prix du costume régional.

L’homme qui sublimait les femmes

« Ce prix a été un tremplin puisque c’est à partir de ce moment-là que le comité Miss France m’a demandé une robe pour Camille Cerf lors de l’élection de Miss Univers 2015 à Miami. » Ensuite, le couturier n’a cessé d’habiller les miss : « J’ai continué avec la robe Belle de minuit pour Alizée Vannier (Miss Franche-Comté 2015). »

Très vite, le jeune couturier s’est vu confier la réalisation de tenues pour d’autres reines de beauté à porter lors d’évènements moins officiels : « J’ai confectionné une robe pour Delphine Wespieser (Miss France 2012), Marine Lorphelin (Miss France 2013 et 1ere dauphine de Miss Monde 2013) ou encore Flora Coquerel (Miss France 2014), Malika Ménard (Miss France 2010) et dernièrement, Alicia Aylies (Miss France 2017) », énumère-t-il.

« Je fais partie de l’univers des miss depuis cinq ans », Romuald Bertrand, couturier-créateur. DR

Pour lui, habiller les plus belles femmes du pays revêt un certains prestige : « C’est tellement gratifiant, c’est une vraie fierté et c’est aussi l’occasion de s’amuser en apprenant de nouvelles techniques et bien sûr, de montrer au grand public ce que l’on sait faire. »

D’autant plus qu’il a eu l’occasion d’échanger personnellement avec certaines d’entre elles : « Deux jours avant que Camille Cerf parte pour l’élection de Miss Univers à Miami, j’ai dû lui livrer la robe en personne, c’était un très beau moment. »

Mais, faire rêver petits et grands avec ses robes de princesses n’est pas de tout repos : « C’est un véritable challenge, il faut toujours innover pour surprendre ».

D’autant plus que le créateur imagine une robe sans savoir qui la portera : « L’élection de miss Franche-Comté survient toujours fin octobre et la robe doit être prête pour la mi-novembre… Je suis donc obligé de commencer avant de savoir à qui l’étoffe se destine. »

30 couturiers, 30 candidates

« Elles sont 30 candidates à se disputer une couronne, nous les couturiers, nous sommes 30 à vouloir le prix. L’élection de Miss France est un show, la robe doit être à l’image du spectacle », assure Romuald Bertrand.

660 heures de travail auront été nécessaires pour confectionner la robe. DR

Autant dire que tout doit être parfait pour le grand soir. « Nous avons plusieurs consignes, par exemple, la coupe de la robe doit permettre le port de l’écharpe, pas toujours évident car elle peut cacher la décoration du bustier.

Parmi les autres consignes, la région doit être rapidement reconnaissable », expose-t-il avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas en coulisses le soir de l’élection pour les aider à s’habiller, il faut donc bien leur expliquer en amont comment mettre le costume et les accessoires ».

660 heures de travail

Mais au fait, à quoi va ressembler la robe de cette année ? « On ne peut pas la dévoiler avant le soir de l’élection, c’est la surprise ! », s’amuse le couturier-créateur.

« Pour la réalisation de la robe j’ai dû m’improviser mathématicien et chimiste », Romuald Bertrand, couturier-créateur. ©R. Bertrand

Il accepte cependant de livrer quelques détails en exclusivité à nos chers lecteurs : « Sur la robe on va retrouver des clins d’œil à l’horlogerie, qui sont ma signature. Sur la poitrine, des lions pour symboliser l’emblème du drapeau franc-comtois et une marque automobile implantée dans la région. C’est aussi une référence à la sculpture de Bartholdi : le lion de Belfort. »

On apprend aussi que les couleurs et les matières de la robe donneront l’illusion qu’elle est en fer forgé : « J’ai voulu donner cet aspect pour représenter les forges franc-comtoises. La couleur gris métallisé donne également l’impression que la robe a voyagé dans le temps, symbole de la région ».

Autre clin d’œil à sa région natale : la Vouivre. « La robe a des ailes rouges pour incarner le voile rouge que la créature laisse dans le ciel, Mathilde Klinguer (Miss Franche-Comté 2017) portera également une couronne sertie d’un rubis au front, comme celui de la Vouivre qui, dans la légende, attise la convoitise des pêcheurs », annonce-t-il.

Pour lui, la robe est un peu comme une armure : « Si une femme détenait le pouvoir du temps, la force du métal, qu’elle avait le charme incontestable de la Vouivre et qu’elle était l’enfant d’un lion, animal royal, elle serait alors, sans nul doute, une héroïne, une amazone, une Wonder Woman ».

En tout, 660 heures de travail auront été nécessaires : « Pour la réalisation de la robe j’ai dû m’improviser mathématicien et chimiste, j’ai même dû faire appel à Stéphane Dornier, ingénieur, pour réaliser certaines pièces ».

Avant de découvrir l’étoffe ce samedi sur TF1, cette vidéo propose un avant-goût de ce qui vous attend…

Louise De Châteaublanc

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