Rhodiaceta, une page se tourne…

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Le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, a officiellement lancé le début des travaux de déconstruction des anciennes usines de la Rhodiacéta ce mardi 4 juillet 2017 - Crédit photo : Militine Guinet
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Les travaux de déconstruction des anciennes usines de la Rhodiacéta ont officiellement débuté ce mardi 4 juillet. Laissé en état de friche depuis 1982, le site appartient à la Ville de Besançon depuis 2015.
Un site emblématique dans l’histoire industrielle de Besançon

Construite à la fin du 19ème siècle, l’usine Rhodiacéta (groupe Rhône-Poulenc) s’étend sur un peu plus de quatre hectares. Avec ses 3 500 employés, la Rhodiacéta constituait la première filature de soie artificielle du monde avant sa fermeture en 1982. D’ailleurs, en 1967, la Rhodiacéta était le premier employeur de la ville mais les conditions de travail très difficiles, comme celles liées à l’humidité excessive, ont débouché sur une grève de cinq semaines. Une durée record pour des mouvements grévistes à l’époque.

Largement soutenue à l’échelle locale et nationale, l’usine a également bénéficié de l’appui de personnalités issues de la sphère culturelle de l’époque telles que Simone Signoret, Yves Montand, Alain Resnais, Jean-Luc Godart ou encore la chanteuse Colette Magny qui a notamment composé une chanson sur la grève. Pendant le conflit social, l’usine s’est alors transformée en une maison de la culture avec des conférences, mais aussi des clubs de lecture. Avec plus de 600 fresques sur ses murs, le site est aujourd’hui connu pour être un lieu privilégié des tagueurs.

Un chantier de deux ans
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Les travaux officiellement lancés – Crédit photo : Militine Guinet

En remettant les clés du site aux entreprises chargées de sa démolition, le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, a officiellement marqué le coup d’envoi des travaux de déconstruction des anciennes usines de la Rhodiacéta fermées en 1982. Entre le désamiantage, la démolition de la friche industrielle, et les aménagements du parc paysager, le chantier devrait s’achever en 2019.

Avec 32 000m3 de béton à déconstruire, le site présente de nombreuses contraintes physiques : « C’est un site inondable, pollué et enclavé », indique Jean-Louis Fousseret. « Les bâtiments historiques et emblématiques du comte Hilaire de Chardonnet ainsi que la cathédrale, le château d’eau et le transbordeur seront conservés« , ajoute-t-il.

Reconversion en parc paysager

Plus de trente ans après la fermeture du site, un parc de cinq hectares dans le prolongement des parcs de la Mouillère et de Micaud devrait donc voir le jour.

Parmi les aménagements du futur parc paysager situé au pied de la Citadelle, une piste piétons et cycles est envisagée pour connecter le coeur du parc à la trame verte bisontine. Autre projet : un accès à l’eau à l’ancienne plage des militaires permettant d’éventuelles activités sportives ou piscicoles. A terme, le projet urbain du quartier des Prés-de-Vaux devrait intégrer résidences, entreprises de services mais aussi structures culturelles et associatives. Coût total des opérations : 5 millions d’euros.

Militine GUINET

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