Région : Dijon et Montbéliard/Belfort attirent les emplois et actifs qualifiés. Besançon, les navetteurs et retraités

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L’Insee vient de publier un rapport concernant l’attractivité des zones de Bourgogne Franche-Comté, en terme d’emplois et d’actifs qualifiés. Deux zones en haut du tableau : Dijon et « Belfort-Montbéliard-Héricourt ».

L’attractivité traduit la capacité d’un territoire à attirer des facteurs de production et des personnes en provenance de l’extérieur. Ainsi, en Bourgogne-Franche-Comté, parmi les trois zones d’emploi les plus importantes, deux d’entre elles, Dijon et « Belfort-Montbéliard-Héricourt » présentent, d’après le rapport de l’Insee, une attractivité productive qui se renforce : elles accueillent de nombreux actifs qualifiés et bénéficient de la création d’emplois relevant de centres de décision extérieurs à leur territoire.
Quant à Besançon, elle attirerait davantage les retraités et les résidents travaillant à l’extérieur de la ville

Dijon et Belfort-Montbéliard-Héricourt : des emplois et des actifs qualifiés

Les zones de Dijon et de Belfort-Montbéliard-Héricourt se caractérisent par une attractivité productive supérieure à la moyenne des 34 zones nationales comprenant 125 000 à 230 000 emplois. Elles captent davantage d’emplois qu’Angers, Le Havre ou Valence.

La structure très industrielle de l’appareil productif de Belfort-Montbéliard-Héricourt et la présence de grands établissements à dimension internationale du secteur de la construction automobile et de la fabrication de machines et d’équipements jouent un rôle d’entraînement sur l’économie locale. Entre 2011 et 2013, de nouvelles installations, des reprises, des transferts ou simplement le développement d’établissements existants, tous contrôlés par un siège extérieur au territoire permettent la création d’emplois au rythme de + 1,9 % par an.
La zone de Belfort-Montbéliard-Héricourt renforce son attractivité productive depuis 2008. De même, les capacités d’innovation importantes de ces grands établissements, la présence de centres de recherche et du pôle de compétitivité « Véhicule du futur » participent à l’arrivée chaque année de 400 actifs sur des postes qualifiés.

Ces deux composantes de l’attractivité productive sont de même niveau et évoluent de la même façon dans la zone d’emploi de Dijon. Pourtant, cette attractivité productive ne procède pas des mêmes causes. Sur Dijon, le tissu économique est plutôt diversifié. La localisation, les infrastructures de transports développées, la population active diplômée offrent un environnement favorable à l’implantation et au développement d’entreprises. Les arrivées d’actifs qualifiés relèvent par ailleurs davantage du tertiaire.

Besançon : davantage d’arrivées de navetteurs et de retraités

Dans la zone d’emploi de Besançon, l’attractivité relève davantage de facteurs résidentiels : des retraités s’y installent comme des actifs travaillant à l’extérieur. En 2013, plus de 1 300 nouveaux navetteurs s’établissent dans la zone d’emploi dont 13 % sont frontaliers et rejoignent la Suisse pour aller travailler. Cette capacité à attirer des résidents travaillant à l’extérieur se renforce même entre 2008 et 2013, classant la zone d’emploi au 13e rang national sur les 34 de son groupe.

Autre facette de l’attractivité résidentielle, l’activité touristique des trois zones d’emploi les plus importantes de la région, Dijon, Belfort-Montbéliard-Héricourt et Besançon est sans comparaison avec celle des zones d’emploi du sud de la France comme Cannes-Antibes, Toulon, Aix-en-Provence, Nîmes et Bayonne et de l’ouest comme Vannes qui attirent retraités et touristes. La région se caractérise par un tourisme de passage. Cependant, les emplois liés à la présence de touristes sont relativement nombreux dans la zone d’emploi de Dijon : ils sont estimés à 5 500, soit 3 % de l’emploi total, ce qui classe Dijon au 14e rang après les zones d’emploi du sud de la France et de l’ouest.

(Source Insee)

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