Question de points de vue : la sécurité dans les transports en commun à Besançon

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Le tramway bisontin en fonctionnement depuis 2014. Crédit photo : D.R
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A la suite des divers faits de violences urbaines, survenus sur le tramway bisontin ces dernières semaines,  les syndicats en colère demandent à la Préfecture du Doubs, à la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon et à Transdev, de mettre en place « des mesures concrètes pour assurer la sécurité des conducteurs et des usagers ». Et vous, vous sentez-vous en sécurité dans les transports en commun à Besançon ? Quelles mesures pourraient-être efficaces pour votre sécurité ?

Guillaume, 34 ans : « Sur la ligne 2 passant par Micropolis, des jeunes ont un jour commencé à se battre. C’est gênant car personne n’ose intervenir, pas même le chauffeur dans sa cabine. Personnellement, je crains toujours que la situation dégénère et qu’une personne s’en prenne à un usager ou au conducteur. »

Étudiante anonyme, 19 ans : « Je me suis fait harcelée dans le tramway. Un mec saoul m’a menacée de viol et voulait me suivre jusque chez moi. Personne n’est intervenu. En tant que femme, c’est ce manque de sécurité que je prends en compte. J’ai déjà été témoin d’une altercation qui a mal tourné mais le chauffeur a expulsé la personne du bus. »

Isabelle, infirmière, 41 ans : « Je prends le tramway tous les jours pour me rendre sur mon lieu de travail. Je n’ai aucune crainte en journée mais le soir venu, la population change et l’ambiance n’est plus la même. Nous sommes sur le qui-vive. Si je travaille de nuit, j’essaye, autant que possible, de me faire raccompagner en voiture. Il n’y a rien de mieux que le covoiturage. Aucune mesure ne permettra à une femme seule d’être autant en sécurité dans sa voiture que dans un bus ou le tramway ! A part éventuellement la présence d’un policier ou d’un agent de sécurité… Et encore ! »

Léa, étudiante en digital, 22 ans : « Je prends les transports en commun 2 fois par jour matin et soir pour aller à l’école et je n’ai jamais eu de problème. Besançon est une ville où l’on se sent en sécurité ! »

Michel, retraité : « J’imagine qu’un bouton d’alarme, actionné par le chauffeur en cas de problème et directement relié à la police, pourrait être un atout sécurité supplémentaire. »

 Pacôme, lycéen en Terminal, 18 ans : «  Je prends le tramway pour aller au lycée. Le matin, nous sommes beaucoup de jeunes, certains mettent de la musique, parlent fort. Mais nous savons tous qu’il y a les caméras et je pense que ça en dissuade un grand nombre d’aller plus loin dans l’incivilité. Je sais qu’il y a déjà eu des agressions dans les transports, mais moi je me sens en sécurité. »

 Propos recueillis par J-M Agullo

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