Quartier d’été pour les chèvres de Besançon

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Transhumance des chèvres Besançon
Joli rayon de soleil sur le chemin de Mazagran pour les 70 chèvres de Marie ©YQ
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Plus de 1 000 personnes ont accompagné ce dimanche matin les 70 chèvres de la bergerie des Torcols qui prennent leur quartier d’été dans les collines bisontines. De l’esplanade des glacis à la colline du Rosemont, en longeant les rives du Doubs à Mazagran, la matinée du 5 mai était bien fraîche pour les accompagner à leur estive.

La transhumance, c’est quoi ?
Transhumance des chèvres Besançon
Aux Glacis, l’une des chèvres a voulu prendre le train…angoisse ! ©YQ
Transhumance des chèvres Besançon
Le quartier de la City plus habitué aux embouteillages qu’aux troupeaux de chèvres ©YQ

Du latin trans (de l’autre côté) et humus (terre), cette migration périodique du bétail entre les pâturages d’hiver et ceux d’été se pratique depuis environ 4 000 ans. La pratique de « nomadisme régulé » avait largement disparue au XXème siècle en Occident.

La montée aux estives est plus connue dans les régions de montagne où elle devient une fête de printemps. Le développement d’une agriculture durable, y compris dans les zones urbaines remet la transhumance au goût du jour.

Transhumance des chèvres Besançon
Le troupeau arrive à Velotte sous le soleil ©YQ

Besançon, capitale de la biodiversité, utilise son troupeau de chèvres depuis des années pour maintenir en état les paysages et particulièrement les collines, aider à lutter contre l’embroussaillement des prés et des clairières, prévenir les incendies et assurer l’habitat des espèces sauvages.

Le troupeau de Besançon
Transhumance des chèvres Besançon
Marie la souriante chevrière des Torcols mène son troupeau avec autorité ©YQ
Transhumance des chèvres Besançon
Jinka, la chienne surveille en permanence les chèvres ©YQ

Il comprend environ 70 chèvres de différentes races qui donnent naissance à 80 cabris chaque année permettant le renouvellement du troupeau. Elles ont quitté la bergerie des Torcols (propriété de la mairie de Besançon) sous l’autorité de Marie, la jeune chevrière qui a repris la suite de Moustache.

Transhumance des chèvres Besançon
Le chemin de Mazagran, au bord du Doubs, accueille le troupeau de chèvres ©YQ

Jusqu’au mois d’octobre, les chèvres vont débroussailler des parcelles sur les collines du Rosemont, de Planoise et de Chaudanne. Ce travail préserve en même temps la biodiversité animale.

Transhumance chèvres Besançon
Les chèvres se bousculent dans le petit chemin qui monte au Rosemont ©YQ
Transhumance des chèvres Besançon
Après 8 km de marche, la montée du Rosemont est rude ©YQ

La « transhumance urbaine » devient tendance. Plus qu’un effet de mode à Besançon, c’est un outil de gestion des espaces verts urbains depuis 2003. Dans la ville la plus verte de France, capitale du sport « Outdoor »,  c’est aussi une façon d’éduquer les habitants à la préservation de leur environnement.

YQ  

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