Le parkour transforme Besançon en terrain de jeux

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Contrairement à l'image véhiculée, le parkour est un sport accessible à tous. Il suscite l'intérêt grandissant des collectivités locales qui voient là, de nouvelles possibilités en termes d’animation sportive ©
Contrairement à l'image véhiculée, le parkour est un sport accessible à tous. Il suscite l'intérêt grandissant des collectivités locales qui voient là, de nouvelles possibilités en termes d’animation sportive © Capucine B
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Prendre de la hauteur, surmonter les obstacles, évoluer dans son environnement tout en s’émancipant personnellement, tel est le défi quotidien des « traceurs », ces sportifs urbains passionnés par le parkour. A Besançon, un groupe actif, défie les lois de la gravité. Zoom sur une pratique sportive qui a su s’imposer dans de nombreuses villes.

Développée dans les années 90 en France par le célèbre groupe des Yamakasis, l’activité consiste à se déplacer en toute agilité et rapidité au sein d’un environnement urbain semé d’embûches. Saut, escalade, roulade et adrénaline, voilà ce que promet la discipline, autrement appelée « l’art du déplacement ».

L’ATB, «l’Association des Traceurs Bisontins », propose depuis mai 2011, un entraînement collectif, à la fois libre et autonome au sein de la Boucle. Véritable parcours du combattant, les acrobates se lancent à un rythme effréné à travers la ville, bondissant de murs en murs et franchissant les barrages imposés. Avec plus de vingt membres à son actif, l’ATB compte s’agrandir en 2018 avec la création d’un local dédié à la culture urbaine. 

Faire de sa ville son propre terrain de jeux
Parkour besancon ATB
Force, équilibre, vitesse et agilité sont les qualités nécessaires pour pratiquer cette discipline © Capucine B

Esplanade de la mairie, Place Flore, CLA et parking des Beaux-Arts, autant de spots qui ont déjà accueilli les traceurs bisontins. La discipline séduit les jeunes par son concept et sa façon de renouveler le sport : « Le parkour, ne nécessite pas d’équipement particulier, il n’y a pas non plus de règles précises, seulement des principes de base comme le respect des autres et de l’environnement. La discipline permet à chacun d’avancer à son rythme, à sa manière, tout en se laissant guider par ses propres envies. C’est une nouvelle façon de se servir de son corps et de son environnement »,  livre l’association locale.

Pas de règles imposées donc, mais des valeurs communes et des recommandations d’usage assurant la bonne conduite des séances à l’ensemble du groupe. « L’investissement  personnel est la qualité la plus chère à notre discipline. Nous avons un mode d’entrainement relativement libre. Il faut donc être régulier et autonome dans les séances mais surtout faire preuve de motivation. Nous mettons un point d’honneur à l’entraide, en partageant et en échangeant, quel que soit le niveau d’expérience. Il faut savoir être à l’écoute de soi et des autres. Il n’y a pas de compétitivité entre traceurs », ajoute-l’ATB.

Éveiller son corps et son esprit
La ville devient un immense terrain de jeux pour les traceurs bisontins © ATB
La ville devient un immense terrain de jeux pour les traceurs bisontins © ATB

À moindre coup et sans contraintes matérielles, cette activité en plein air permet de développer de nombreuses capacités à la fois physique et mentale, comme le rappellent les membres du groupe bisontin : « Physiquement, le parkour permet une sollicitation complète du corps. Adaptation, dépassement et respect de soi sont des notions essentielles permettant un meilleur contrôle des mouvements. On suit notre instinct, notre curiosité. Notre ville devient alors un immense terrain de jeux.»

2 000 m2 voués à la culture urbaine 

2 000 m2 dédiés à l’échange et à la transmission, tel est le projet sportif et artistique de l’ASEP, avec la création d’un local valorisant la culture urbaine, méconnue du grand public. En collaboration avec quelques collectifs et associations de la ville, dont l’ATB, des disciplines tels que le skate, le parkour, la slackline, le graffiti et le hip-hop seront proposés sous forme de cours et d’entraînements.

En attendant l’ouverture, l’ATB propose durant les vacances scolaires quelques stages d’initiation au parkour… Peut-être le début d’une nouvelle passion.
A rappeler toutefois, que les acrobaties sont à effectuer avec préparation et précaution, la pratique étant dangereuse pour une personne novice et non entourée.

Lucie RUBAGOTTI

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