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351 jours après les premiers coups de pioche, la déconstruction de l’ancien site de la Rhodiaceta est quasiment terminée. Les 30 000 m3 de béton sont désormais réduits en sable. Sous réserves des aléas climatiques, la fin de l’hiver et le printemps seront consacrés à préparer les premières plantations et à élaborer le parc paysager.

Après des années d’un long feuilleton judiciaire pour que la Ville devienne enfin propriétaire des lieux, l’inauguration du parc urbain de la Rhodia devrait se dérouler au milieu de l’été. L’ensemble du parc ne sera pas en herbe et les plantations devront attendre encore quelques mois.

Rhodiaceta Besançon Doubs
Les dernières pelleteuses sont encore en action. Objectif : ouverture du public fin juillet 2019 © YQ

Un parc de mémoire

La plateforme minérale qui mène aux rives du Doubs sera, quant à elle, ouverte au public à l’été 2019. Elle devrait accueillir certains événements culturels en plein air comme le concert d’ouverture du festival international de musique. Le lieu se prêtera également à l’installation de chapiteaux de cirques.

Jean-Louis Fousseret l’a rappelé en faisant visiter le chantier le 28 janvier sous une belle averse de neige : le site doit aussi demeurer un lieu de mémoire de l’histoire industrielle de Besançon. La Rhodiaceta a employé jusqu’à 3 000 personnes en 1968, lors des premières grèves importantes. La mondialisation et les changements de mode de consommation ont eu raison d’un groupe centenaire qui a fermé définitivement en 1981.

D’anciens ouvriers de cette mythique entreprise des trente glorieuses ont souhaité que soient maintenues des traces du passé. Une partie de la « cathédrale » le cœur de production a donc été conservé ainsi que le château d’eau. Ils accueilleront dans une seconde étape des lieux associatifs, des fabriques artistiques et des équipements sportifs dont l’installation prochaine des locaux du SNB.

Rhociaceta Besançon Doubs
La « cathédrale » et le château d’eau sont conservés ©YQ
Rhodiaceta Besançon Doubs
La rivière reprend ses droits ©YQ

L’un des axes majeurs d’entrée dans la boucle de Besançon change de visage. La rivière reprend ses droits. Le chancre industriel qui enlaidissait la vue depuis la citadelle de Vauban n’est plus qu’un mauvais souvenir. Il a fallu le temps au temps et 6 millions d’Euros pour offrir une nouvelle boucle à Besançon.

YQ

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