- Annonce -

Par ces fortes chaleurs, la baignade est tentante pour se rafraîchir. Ce n’est pas sans risques… L’an dernier, le nombre de noyades dans la région a en effet explosé.

Depuis lundi, la région suffoque. 35 degrés sont encore attendus dimanche à Besançon. Pour se rafraîchir, nombreux sont ceux qui plongent dans les rivières dont le Doubs. Pourtant, à Besançon, la baignade y est interdite, comme l’a rappelé Jean-Louis Fousseret dans un communiqué en début de semaine. « Des panneaux interdisant la baignade dans le Doubs ont récemment été installés pour informer les riverains et touristes », précise la Ville de Besançon. La police municipale effectue également un travail de prévention et de pédagogie auprès de la population en renforçant sa présence sur les secteurs concernés. Pourtant, les individus bravent de plus en plus l’interdit…à leurs risques et périls.

11 noyades mortelles en 2018

En effet, l’enquête nationale Noyades 2018, qui recense les noyades suivies d’une prise en charge hospitalière ou d’un décès survenues entre le 1er juin et le 30 septembre 2018 sur l’ensemble de la France, comptabilise 29 noyades dont 11 mortelles en 2018 en Bourgogne Franche-Comté. Cette dernière se place ainsi à la troisième place des régions ayant compté le plus de noyades fatales.

11 noyades sur 29 ont effectivement été mortelles, donnant lieu à un taux de 38%. En première place, le Centre-Val de Loire avec 45% de noyades mortelles, suivi de la Corse où un taux de 42% a été relevé.

30% de noyades en plus en 2015 au niveau national

Les chiffres mettent également en évidence une augmentation, de 30%, des noyades à l’échelle nationale depuis 2015.

Cette explosion de noyades a surtout été constatée chez les moins de 13 ans, concernés par 338 noyades en 2015 contre 600 en 2018. Les moins de six ans et les plus de 65 ans sont également les plus touchés par ces accidents.

baignade noyade
Les enfants de moins de 13 ans et les seniors sont les plus touchés par les noyades. DR
22% des noyades surviennent dans des cours d’eau

D’après les résultats de l’enquête, les deux premiers week-ends de juillet et l’épisode de canicule, début août ont constitué des pics de noyades en 2018. Ces noyades ont majoritairement eu lieu en mer (44%), puis en piscine (33%) et enfin dans des cours d’eau (22%).

Des drames traumatisants

Le drame qui s’est produit jeudi à Chay (Doubs) en est le triste exemple. Un jeune homme de 16 ans s’est baigné dans la Loue, pris dans un tourbillon, il a été sorti de l’eau par un baigneur puis réanimé grâce à un massage cardiaque. Il a ensuite été héliporté au CHRU de Besançon mais a malheureusement succombé à ses blessures.

Parmi les autres noyades marquantes dans la région, celle d’un étudiant mexicain à la gare d’eau en août 2018. Les camarades du jeune homme, pris d’un malaise, n’avaient pas réussi à le sauver.

Canicule : quand baignade rime avec noyade

Une noyade par jour en France depuis le début de la canicule

Ce vendredi, à la veille de la première vague de départs en vacances, le premier ministre, Édouard Philippe, a insisté sur l’augmentation « sensible » de noyades depuis le début de la canicule, déplorant une noyade « par jour ».

Les bons gestes à adopter

Santé publique France préconise aux adultes de se baigner en même temps que les enfants ou de désigner un adulte responsable de leur surveillance. Il est conseillé de rentrer progressivement dans l’eau pour éviter les risques d’hydrocution liés à un choc thermique. Enfin, mieux vaut éviter les repas trop copieux et la consommation d’alcool avant et pendant la baignade.

Militine GUINET

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here