Municipales 2020 : Nicolas Bodin s’engage pour le PS

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Nicolas Bodin Municipales Besançon
Nicolas Bodin. L'adjoint à l'urbanisme de Jean-Louis Fousseret se présente en 2020 pour le PS ©YQ
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L’adjoint à l’urbanisme de la Ville de Besançon est sorti de son silence ce jeudi 31 janvier. Celui qui se veut l’héritier de Jean Minjoz, de Robert Schwint et partiellement de Jean-Louis Fousseret, veut fédérer toute la gauche pour présenter en 2020 une alternative crédible entre le macronisme et la droite républicaine.

Jean-Louis Fousseret, contrat respecté

Nicolas Bodin et les adjoints et élus du PS…ils sont treize, considèrent que Jean-Louis Fousseret respecte le contrat passé avec les bisontines et bisontins en 2014. Il n’est donc pas question pour eux de rejoindre l’intergroupe (PC, EELV) qui compte également 13 élus de la ville. Dans ce cadre, Nicolas Bodin prend acte que le groupe majoritaire n’existe plus de fait. Pour autant, les élus PS voteront le budget 2019 en mars prochain.

L’ancrage à gauche est confirmé

Nicolas Bodin le confirme : il n’est pas question de constituer une liste d’union avec LREM. Le rapprochement des macronistes avec le Modem local tend à orienter la politique à droite. Héritier de Jean Minjoz et de Robert Schwint, l’adjoint à l’urbanisme revendique un bilan de 65 ans de socialisme. L’une des meilleures qualités de l’eau potable en France, un CCAS exemplaire et un tissu associatif exceptionnel dans la ville qui demeure la première ville verte de France.

« Beaucoup d’habitants ne comprendraient pas que le PS soit absent des municipales de 2020 »

Le Vendéen de 47 ans, adhérent du PS à Besançon depuis 1997, a l’expérience des combats électoraux (il a été directeur de campagne de Jean-Louis Fousseret par deux fois). Les « frottements » politiques n’ont pas de secrets pour l’universitaire titulaire d’un doctorat en « tribologie », justement la science des frottements.

Nicolas Bodin Municipales Besançon
« Comme dans plus belle la vie, à chaque jour un nouvel épisode dans le feuilleton politique » ©YQ

Il se porte candidat pour le PS ; les militants devront valider sa candidature en mars prochain. C’est aussi à cette date que le programme sera dévoilé.

Celui qui entend être tête de liste d’une gauche malmenée mais rassemblée en 2020 l’annonce : le programme veut conduire les habitants de Besançon sur le chemin de cinq transitions majeures. La transition écologique pour transformer durablement nos modes de vie et de consommation, la transition numérique en particulier dans le système éducatif pour accompagner enfants et adultes aux adaptations nécessaires, la transition temporelle pour redonner du temps au temps dans une société de l’immédiateté, la transition économique pour donner un emploi local à chacun et enfin la transition de l’égalité femme/homme.

Eric Alauzet et l’appel des 19

Nicolas Bodin n’est pas tendre avec le député du Doubs. Il ne comprend pas le positionnement de ce macron-compatible qui vote sans sourciller les textes de la majorité à l’assemblée nationale le mardi et se présente à Besançon le vendredi comme le chantre de la gauche écologiste et humaniste. Pour celui qui est encore son collègue au conseil municipal, le grand écart nécessite beaucoup de souplesse. Au passage, il croit douter que LREM donne un blanc-seing à celui qui fut élu député en 2017 sans avoir le soutien, ni du PS ni de LREM.

Nicolas Bodin donne un sérieux coup de griffe aux 19 anciens élus du PS qui ont cru pouvoir soutenir la candidature d’Eric Alauzet. Il ne craint pas d’affirmer que certains se sont fait abuser et qu’ils rentreront au bercail socialiste si une tête de liste crédible se présente…

Le jeudi 28 mars prochain, les adhérents du PS bisontin voteront pour désigner leur tête de liste. Nicolas Bodin espère que ses compagnons de route depuis 20 ans lui offrent  l’opportunité de conserver à la gauche la mairie et surtout la communauté urbaine du Grand Besançon. Et, conclut-il, s’il ne devait pas y avoir d’accord entre les composantes de la gauche, le PS conduira probablement une liste autonome.

Besançon, comme bien d’autres villes françaises, va connaître pendant 14 mois un feuilleton à rebondissements.  « Comme dans Plus belle la vie, à chaque jour un nouvel épisode » !

YQ  

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