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Jean-Philippe Allenbach demeure le poil à gratter franc-comtois depuis la création en 2006 de son micro-parti « le Mouvement Franche-Comté ». L’ancien cadre financier franco-suisse était présent en 2008 sur la liste d’opposition de Jean Rosselot. Il ne cesse de défendre un retour aux frontières naturelles de la Franche-Comté. L’homme a des convictions bien ancrées qu’il entend faire valoir en 2020.

Son adversaire est clairement désigné

« De quoi je me mêle » ? Dans un communiqué, Jean-Philippe Allenbach s’en prend à 19 maires de l’agglomération de Besançon soutenant clairement le « candidat à la candidature » Eric Alauzet. Le leader régionaliste se dit « scandalisé par l’ingérence inadmissible et sans vergogne d’un certain nombre de maires de communes extérieures à la ville, dans la campagne de la prochaine élection municipale de Besançon… dans le but pervers d’en influencer le résultat dans le sens souhaité par eux« .

Jean-Philippe Allenbach ne craint d’enfoncer le clou en refusant à des maires de l’agglomération (bientôt Communauté Urbaine) un choix éminemment politique sur le futur Président-Maire du Grand Besançon.

Besançon élections municipales Allenbach
Jean-Philippe Allenbach le régionaliste franc-comtois, crée la polémique à 15 mois des municipales. DR
Problème de gouvernance

Le mouvement des gilets jaunes et les expressions diverses du « Grand Débat » ont indiqué clairement la volonté populaire de plus de proximité dans les décisions. Pour une large majorité, la grande région Bourgogne-Franche-Comté n’est pas un niveau pertinent. Pour autant le Grand Besançon, en devenant probablement au 1er juillet 2019 une Communauté Urbaine, ne laisse plus aux communes que la gestion des cimetières et de l’Etat-Civil.

Se pose alors le problème de la représentativité des conseillers communautaires du Grand Besançon qui ne sont pas élus au suffrage universel mais nommés par leur propre commune.

La question sous-jacente du communiqué de Jean-Philippe Allenbach ne serait-elle pas de l’indépendance des édiles locaux par rapport au président de la ville-centre, voire d’un donnant-donnant de celui qui n’est encore à ce jour que « le candidat à la candidature » d’une tête de liste LREM ?

Si Eric Alauzet est député affilié au groupe LREM, il n’est toutefois pas membre du parti d’Emmanuel Macron. Et parmi les maires de l’agglomération les plus impliqués dans son soutien, se trouvent Alain Blessemaille, maire de Braillans proche d’EELV ou Catherine Barthelet, la maire DVG de Pelousey, tout cela assez loin du “nouveau monde macronien”.

Aussi, sous des airs de “va-t-en guerre” franc-comtois, Jean-Philippe Allenbach pose une bonne question sur l’avenir de la gouvernance de la future Communauté Urbaine du Grand Besançon. Le “candidat à la candidature” devra y répondre rapidement. Eric Alauzet devra également expliquer aux habitants de sa circonscription son choix de quitter le Palais-Bourbon avant la fin de son mandat… s’il devait être élu à la mairie de Besançon !

YQ

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