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Ce mardi soir, dix doctorants de l’Université de Bourgogne Franche-Comté s’affrontent dans le cadre de la finale régionale de « Ma thèse en 180 secondes ». Un challenge qui nécessite préparation et entraînement. Entre deux répétitions, certains participants révèlent leurs secrets pour vaincre le trac.

On les imagine généralement enfermés dans leurs bureaux, le nez dans les bouquins ou rivés sur leurs microscopes. Pourtant, de plus en plus d’érudits partent à la rencontre du public pour faire connaître leurs recherches. Ce soir, le théâtre de Montbéliard accueille la finale régionale de la sixième édition de « Ma thèse en 180 secondes ».

Le concept s’inspire du concours « Three Minute Thesis » lancé par l’Université du Queensland en Australie en 2014. Des doctorants issus de diverses disciplines se succèdent sur scène pour expliquer les subtilités de leurs sujets de recherche, lesquels sont plutôt pointus. À l’issue de la soirée, deux vainqueurs parmi les dix doctorants participants seront désignés par le public et le jury pour participer à la finale nationale qui se déroulera à Paris.

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Pour se préparer, les doctorants ont tous bénéficié de conseils d’un metteur en scène. © François Jouffroy

Camille Jeannot, 23 ans, est l’une des plus jeunes doctorantes de cette finale régionale. Elle travaille notamment au laboratoire FEMTO-ST de Besançon pour les besoins de sa thèse en mécanique. « Je m’intéresse aux roulements à billes, c’est ce qui permet de faire tourner un objet par rapport à un autre en limitant les frottements », explique-t-elle. Dans la vie quotidienne, ce système se retrouve par exemple dans les rollers.

Inspiré du concours « Three Minute Thesis » lancé par une université australienne

« J’avais entendu parler de “Ma thèse en 180 secondes” avant de proposer mon sujet à un directeur de thèse. J’ai toujours trouvé l’exercice intéressant notamment au niveau de la vulgarisation des recherches. »

Ma thèse en 180 secondes
« C’est un challenge de faire connaître nos travaux à un public non connaisseur », Camille Jeannot, doctorante. DR

 

Elle ajoute : « C’est un challenge de faire connaître nos travaux à un public non connaisseur. Généralement, on communique surtout entre nous, à des spécialistes issus du même domaine. »

Après avoir testé son exposé sur des proches, la jeune femme se sent rassurée : « J’arrive à faire comprendre mon travail sans entrer dans les calculs et les détails. En fait, pour que ma présentation soit la plus compréhensible possible, j’essaie de me mettre à la place des plus jeunes ou de lier mon sujet à des phénomènes que l’on retrouve dans la vie de tous les jours. C’est beaucoup plus concret. »

Pour se préparer, les doctorants ont tous bénéficié de conseils d’un metteur en scène, notamment pour les aider à faire passer un message au public.

180 secondes et pas une de plus

À quelques heures du passage sur scène, la jeune doctorante appréhende surtout le chrono : « C’est minuté. Ne pas avoir droit à une seconde de plus ajoute du stress. » Alors elle répète sans relâche son texte derrière une caméra, montre en main.

Humour et jeu d’acteur, c’est la recette qu’a prévu Franck Chaput pour séduire le public. À 45 ans, il mène de front sa thèse tout en étant salarié.

L’angoisse du trou de mémoire
Ma thèse en 180 secondes
À 45 ans, Franck Chaput mène de front sa thèse en étant salarié. DR

« Mes travaux de recherche concernent le parcours client dans le domaine digital. Par exemple, le click and collect, permettant de passer d’un canal à un autre (d’un téléphone, à l’ordinateur, puis au point de vente physique) s’intègre dans cette logique. »

Surexcité à l’approche du moment fatidique, il se confie sur sa plus grande angoisse : « Le trou de mémoire, ou bafouiller. Pour le reste, je pense être préparé. Je connais mon texte sur le bout des doigts ! »

Militine GUINET
Finale régionale ouverte à tous. Gratuit. De 18h à 21h au Théâtre de Montbéliard (rue de l’école française à Montbéliard).
Réservations 

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