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Plus que quelques jours avant le rassemblement de « gilets jaunes » pour protester contre la hausse des prix du carburant. L’occasion, pour les autorités, de rappeler la loi.

« Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre-circulation, nous interviendrons », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, mardi à l’antenne de BFMTV.

Ce mercredi, le premier ministre Édouard Philippe a lui aussi tenu à mettre en garde les gilets jaunes avant la journée de protestation en déclarant sur RTL : « L’entrave à la circulation, c’est sanctionné. Celui qui se dit “Ah bah tiens, je vais bloquer ici, ça va être formidable je vais mettre le bololo partout”, il sait que ce faisant, il va prendre un risque s’il ne respecte pas la loi. » Si le terme n’a pas manqué de faire sourire, il a surtout servi de prétexte pour rappeler la réglementation au sujet des manifestations sur la voie publique.

L’entrave à la circulation, c’est sanctionné. Celui qui se dit « ah bah tiens, je vais bloquer ici, ça va être formidable je vais mettre le bololo partout », il sait que ce faisant, il va prendre un risque s’il ne respecte pas la loi.

Toute manifestation sur la voie publique doit être déclarée

Dans le Doubs, plusieurs actions ont déjà été déclarées auprès des services de la Préfecture. Cette dernière rappelle que toute manifestation sur la voie publique doit obligatoirement être déclarée auprès des autorités publiques au moins trois jours francs avant la date de l’évènement. La déclaration doit comprendre les coordonnées et la signature de trois organisateurs ainsi que le lieu, l’horaire du rassemblement et éventuellement, l’itinéraire emprunté.

L’organisation d’une manifestation non déclarée ou dont l’autorisation est incomplète ou inexacte est un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Pour des raisons de sécurité, le préfet peut faire interdire une manifestation ou demander sa dispersion.

Par ailleurs, tout rassemblement sur l’autoroute ou à un péage ouvert à la circulation est interdit en raison de risques accrus d’accidents.

Enfin, bloquer des voies publiques peut constituer un délit d’entrave à la circulation. Peine encourue ? Deux ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. Le fait de dissimuler son visage à l’occasion d’une manifestation sur la voie publique relève d’une contravention de cinquième classe pouvant entraîner une amende de 1 500 euros.

L’organisation d’une manifestation non déclarée ou dont l’autorisation est incomplète ou inexacte est un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende

L’actu en plus : Beau bololo !Le président Emmanuel Macron n’est visiblement pas le seul à user et abuser de fantaisies sémantiques lors de ses prises de parole. Ce mercredi, au micro de RTL, le premier ministre, Édouard Philippe a utilisé le mot « bololo », jusqu’alors méconnu du grand public.S’en est immédiatement suivi un pic de recherches sur Google. « Bololo » ne figure pas dans le dictionnaire. Il s’agit en fait d’un terme emprunté au vocabulaire militaire. Le mot est en effet utilisé par les soldats français engagés dans des opérations extérieures en Afrique (Opex). « Bololo » est également le nom d’un quartier de N’Djamena, la capitale du Tchad, décrit comme un endroit « particulièrement délabré » selon le magazine de l’Armée de Terre (Terre Information Magazine) dans son numéro de janvier 2010. Marqués par l’état du lieu, les officiers de l’armée se serait emparés du nom pour y donner le sens de “chaotique, grand désordre”. Le terme « bololo » serait d’ailleurs largement employé dans les casernes françaises.Édouard Philippe qui a effectué son service militaire en 1994 en tant qu’officier d’artillerie et est resté plusieurs années officier de la réserve opérationnelle, a confirmé que l’expression « mettre le bololo » était liée à ses souvenirs de service militaire.
Louise DE CHÂTEAUBLANC

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