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Présenté ce mardi devant les élus du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, le projet régional de santé (PRS) vise notamment à articuler les urgences hospitalières et la médecine de ville pour apporter une réponse coordonnée et pertinente aux demandes de soins urgents et non programmés et désengorger les services.

Pour garantir une meilleure orientation et prise en charge des patients, l’ARS de Bourgogne Franche-Comté insiste sur l’importance d’appeler le 15 avant de se rendre directement aux urgences et ainsi faciliter la régulation médicale. « En premier lieu, composer le 15 avant de se déplacer, permettrait d’orienter les patients différemment et de mieux répondre à leur demande, soit dans le cadre du service public soit en sollicitant la régulation privée mise en place par les médecins libéraux », explique Pierre Pribile, directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté. « L’autre raison, c’est que le service où la personne va se rendre de façon spontanée n’est pas forcément le mieux adapté à son cas. »

Temps d'accès aux structures des urgences dans la région. © ARS Bourgogne Franche-Comté
Temps d’accès aux structures des urgences dans la région. © ARS Bourgogne Franche-Comté
Améliorer la qualité de la régulation médicale des appels

Le docteur Hervé Roy, chef de service adjoint au CHU de Dijon – Centre régional universitaire des urgences, précise : « L’échange téléphonique avec l’urgentiste du centre 15, cerne au plus près les besoins du patients, et aide à les diriger vers un service qui dispose du matériel nécessaire pour procéder à certains examens. Voire, si la situation paraît grave au médecin, à lui envoyer une équipe du SMUR. » La Bourgogne Franche-Comté compte cinq centres 15 à Besançon, Dijon, Châlon-sur-Saône, Auxerre et Nevers.

En 2016, le Centre 15 de Besançon a répondu à 550 000 appels, dont 90% en moins de 1 minute grâce à une équipe de 35 médecins régulateurs et de 47 assistants de régulation médicale. Enfin, en 2016, près de 1,3 million d’appels ont été gérés par les centres 15 de la région. En 2016, pus de 700 000 dossiers de régulation ont été ouverts soit environ 300 000 dossiers pour la Franche-Comté sur le site de Besançon et 150 000 à Dijon.

« Beaucoup de gens vont aux urgences alors qu’ils n’ont rien à y faire »

Ce matin au micro de RTL, Agnès Buzyn, ministre de la santé a déclaré : « Beaucoup de gens vont aux urgences alors qu’ils n’ont rien à y faire, parfois même pour des ordonnances. La médecine de ville doit prendre sa part pour l’accessibilité des malades aux soins non programmés. Des hôpitaux s’organisent avec des centres de santé qui sont adossés à l’hôpital et permettent de “dégager” tous les malades qui n’ont rien à faire aux urgences. » En Bourgogne Franche-Comté, les urgences sont, comme au niveau national, saturées. Chiffre à l’appui : le nombre de passages aux urgences a augmenté de 12% entre 2013 et 2016, ce qui équivaut à 805 000 passages annuels. En prévoyant de renforcer la permanence et la continuité des soins de ville, le projet régional de santé implique le développement des consultations non programmées en ville et ce, notamment dans les maisons de santé. Le cahier des charges régional qui définit la permanence des soins ambulatoires est en cours de révision et sera mis en œuvre dès août 2018.

Louise De Châteaublanc

 

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