L’Europe En Marche

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Denis Sommer Député de la 4ème circonscription du Doubs, Fanette Charvier Députée de la 1ère circonscription, Jean-Louis Fousseret, Alexandra Cordier Référente LREM du Doubs et Julien Péa Référent Europe LREM du Doubs - Crédit photo YQ
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Le parti du Président de la République lançait ce samedi 7 avril 2018 la « Grande Marche européenne », prémices de la campagne électorale des élections européennes qui se dérouleront en Mai 2019. A Besançon, Jean-Louis Fousseret le Macroniste franc-comtois de la première heure, avait mobilisé les parlementaires, élus LREM et les militants du mouvement du département du Doubs à la promotion d’une campagne qui s’annonce difficile.

Ce qui change en 2019

Les élections européennes auront lieu au suffrage universel direct à un tour. Comme en 2014, il n’y aura pas de second tour et les candidats seront élus selon la règle de la proportionnelle à la plus forte moyenne. Toutefois, Emmanuel Macron a souhaité et fait voter au parlement une modification de taille. Contrairement à 2014 où les candidats étaient issus de 8 euro-circonscriptions (Ile de France, Nord-Ouest, Sud-Ouest, Est, Ouest, Centre, Sud-Est et Outre-mer) chaque formation politique conduira une seule liste nationale pour tout le territoire. Autre modification liée au Brexit, le nombre de sièges attribués à la France augmentera légèrement et devrait atteindre 80 sièges (contre 72 dans l’actuelle mandature). Le seuil de 5% des suffrages exprimés pour obtenir des élus demeure inchangé mais à l’échelle nationale.

La République En Marche : redonner à l’Europe son énergie citoyenne
Alexandra Cordier, référente LREM du Doubs, présente la Grande Marche pour l'Europe - Crédit photo YQ
Alexandra Cordier, référente LREM du Doubs, présente la Grande Marche pour l’Europe – Crédit photo YQ

Alexandra Cordier, la référente LREM du Doubs l’a rappelé : « Derrière Emmanuel Macron, nous sommes résolument et définitivement pro-européen. La Grande Marche pour l’Europe est un moyen de ne pas laisser la parole aux seuls euro-sceptiques et aux partisans de la sortie de l’Union Européenne. »

L’opération, qui se fait l’écho à « la grande marche de 2016 » qui avait permis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, se fonde sur le même principe : partager le diagnostic sur l’état de l’Europe avec les Français et proposer les réformes pour relancer le projet européen. C’est aussi un moyen de remobiliser les troupes du parti du Président quelque peu atteints d’un petit coup de blues post-présidentiel. Comme en 2016, les « marcheurs » vont aller à la rencontre des citoyens sur 30 territoires du département. L’objectif est ambitieux : interroger 20% de la population départementale sur quelques semaines pour savoir ce que veulent les Français de l’Europe.

Les députés LREM du Doubs ont-ils la même perception de l’Europe que leur patron ?

Le député de la 4ème circonscription du Doubs Frédéric Barbier semble étrangement absent de cette Grande Marche pour l’Europe. Denis Sommer, député de la 3ème circonscription, a parfois du mal à oublier ses vieilles amitiés avec la CGT et le parti communiste « nous ne devons pas abandonner certains pays européens attirés par l’extrême droite comme la Hongrie. Tous ensembles, nous allons construire une Europe sociale. »  Quant à Eric Alauzet, député de la 2ème circonscription et transfuge d’EELV, il ne craint pas d’affirmer qu’ « une Europe forte est la meilleure réponse à la mondialisation ultra-libérale américaine. »

Alors que le gouvernement semble « droit dans ses bottes » face au conflit des cheminots, les parlementaires franc-comtois de la République En Marche ont du mal à faire le grand écart ! Seule Fanette Charvier, la députée LREM de la 1ère circonscription du Doubs, s’inscrit totalement dans la démarche présidentielle.

Se référant à Jacques Delors qui fut pendant 10 ans le patron de la Commission Européenne, les dirigeants Doubistes de la République En Marche ont rappelé les propos d’Enrico Letta, ancien président de l’Institut Jacques Delors : « il faut des solutions rapides aux problèmes de citoyens » décrivant l’ancien patron de la Commission comme « mélange de cœur et d’action, de valeurs et de tournevis ».

Il faut espérer qu’en 2019, le tournevis ne serre pas trop la vis des citoyens européens par une fiscalité toujours plus confiscatoire et des réglementations souvent absurdes !

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