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Depuis la fin du Moyen-âge, elle trône, comme le veut la tradition, chaque premier dimanche suivant le 1er janvier sur les tables françaises. La galette des rois est une coutume qui remonte aux Saturnales de l’époque romaine. À l’origine, l’Épiphanie est une fête païenne qui s’intègre aux célébrations autour du solstice d’hiver. Sa couleur et sa forme représentent d’ailleurs le soleil….

La fève en porcelaine a été créée pour dissuader les heureux élus d’avaler la fève afin de ne pas payer leur tournée

Pendant la fête, maîtres et esclaves mangeaient tous à la même table. Celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Pour l’anecdote, la fève en porcelaine serait née pour dissuader les heureux élus d’avaler la fève afin de ne pas débourser d’argent.

En principe, la galette des rois ne devrait être dégustée que le jour de l’Épiphanie si l’on respectait la coutume de cette fête calendaire…

30 millions de galettes vendues pendant le mois de janvier en France

Pourtant, cet entremet initialement réalisé avec des amandes, du sucre et de la pâte feuilletée, se savoure tout au long du mois de janvier -où il s’en vend environ 30 millions- et même avant….

Désormais, pendant la période de l’Avent, bien avant l’Épiphanie donc, il n’est pas rare d’apercevoir des galettes des rois fièrement exposées à côté des bûches.

Pour couronner le tout, ces dernières années, le dessert aurait même remplacé –voire détrôné- la traditionnelle bûche de Noël sur les tables de certaines familles. Faut-il y voir la fin des traditions ?

On trouve de plus en plus de galettes des rois dans les rayons des grandes surfaces et dans les boulangerie avant l'Épiphanie. Faut-il y voir la mort des traditions ? DR
On trouve de plus en plus de galettes des rois dans les rayons des grandes surfaces et dans les boulangeries avant l’Épiphanie. Faut-il y voir la mort des traditions ? DR

On s’interroge lorsque l’on reçoit des catalogues de jouets destinés à allécher les jeunes enfants avant même que les sapins aient terminé de se développer ou que l’on observe les rayons des grandes surfaces se garnir de décorations et de chocolats de Noël à peine les chrysanthèmes de la Toussaint déposés sur les tombes. Que dire aussi des mails et sms de ventes privées précédant les soldes d’hiver envoyés en masse alors que les cadeaux de Noël, eux, ne sont même pas encore tous déballés ? Bientôt, les chocolats de la Saint-Valentin côtoieront les lapins de Pâques dans les devantures de magasins et les achats de Noël s’effectueront dès le mois d’août ?

On le sait, les enseignes jouent gros à l’occasion de fêtes calendaires tels que Noël, l’Épiphanie ou encore la Saint-Valentin et la fête des mères. Anticiper les actions commerciales et promotionnelles des semaines, voire des mois, à l’avance peut se comprendre. Mais finalement, est-ce que ces différents rendez-vous « festifs » ne seraient pas un juste prétexte consumériste où les traditions et les valeurs ont disparu et où le véritable sens de ces célébrations serait l’acte d’achat ?

Militine GUINET

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