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Une pente allant jusqu’à 36 degrés, un dénivelé de 185 mètres et une distance de 400 mètres, le tout sous un soleil de plomb… Ce week-end, le tremplin olympique de Courchevel accueillait la troisième édition de la Red Bull 400, connue pour être une des courses les plus raides du monde. Parmi les participants, Thibaut Baronian. Le traileur bisontin s’est offert une troisième victoire en battant le record de France qu’il détenait…

La distance à parcourir n’est pas longue mais c’est l’effort, presque surhumain, que nécessite la course qui éprouve les participants. L’hiver, les sportifs de haut niveau s’élancent du haut de ce tremplin olympique de saut à skis. Samedi, pas de skis pour les 800 concurrents, mais des baskets et une bonne dose de mental pour la troisième édition française de la Red Bull 400.

But du jeu, gravir les marches du tremplin offrant une pente de 36 degrés au plus raide ainsi qu’un dénivelé de 185 mètres, dans le sens de la montée le plus vite possible. Le tout, à 1300 mètres d’altitude, où l’oxygène est plus rare…

400 mètres en 3 minutes 21

L’équivalent d’un sprint en montée, une discipline à laquelle s’adonne le traileur bisontin Thibaut Baronian. C’est lui qui est arrivé premier avec une durée de 3 minutes 21. Il vient donc de battre le record de France, qu’il détenait depuis 2017 avec 3 minutes 27. Son dernier exploit se rapproche par ailleurs du record mondial détenu par l’allemand Anton Palzer, avec 3 minutes 08.

thibaut baronian trail courchevel red bull 400
L’ancien kiné de l’équipe de France de ski de fond a battu le record de France qu’il détenait. © Alexis Berg

« C’est un effort hyper intense […] Sportivement, il n’y a rien de comparable. »

« On ne peut pas vraiment comparer avec le record mondial car le tremplin  de la finale mondiale était plus rapide, plus plat au début et glissant à cause de la pluie… », analyse Thibaut Baronian, indétrônable vainqueur de la Red Bull 400 organisée en France.

https://www.facebook.com/thibaut.baronian/videos/2457809827780939/?__tn__=%2Cd%2CP-R&eid=ARAK04iXNBaqUq75bQQy8w8r4qydrncmIzVaI7R7JD_1hDmzg7NdJI3biA7URRiFHva_XyOU7NBVpFV7

« Quand on arrive en haut, on ne tient plus debout »

L’exploit du kiné bisontin n’aura pas nécessité d’entraînement particulier : « Je m’étais préparé pour le marathon du Mont-Blanc six jours avant (où il a décroché la sixième place, Ndlr) alors j’ai donné ce qu’il me restait même si ça n’a rien à voir avec du plat. C’est un effort hyper intense, quand on arrive en haut, on ne tient plus debout. Sportivement, il n’y a rien de comparable. »

Militine GUINET

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