Le Tour de France des mécènes faisait étape à Besançon

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mécénat d'entreprises, CCI du Doubs, Besançon, Admical
François Debiesse, Président d'Admical, Entrepreneurs de mécénat ©YQ
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Le mécénat en action : la 14ème étape du Tour de France des mécènes s’arrêtait à Besançon le 16 octobre dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs. L’association fondée en 1974 « Admical, les Entrepreneurs de mécénat » sillonne la France depuis deux ans pour mieux faire connaître le mécénat d’entreprise. Plus de 100 personnes (chefs d’entreprises, mécènes, collectivités et simples citoyens) ont partagé leurs convictions sur le rôle sociétal de l’entreprise.

Les entreprises privées peuvent servir l’intérêt public

Le mécénat est déjà bien ancré en Bourgogne Franche-Comté. Notre région recèle de nombreux trésors architecturaux quelquefois à l’abandon. Le mécénat est une façon de contribuer à leur restauration. « Si 9% des entreprises françaises pratiquent le mécénat, il en reste 91% à convaincre », rappelle François Debiesse, le président d’Admical.

Mais le mécénat ne s’adresse pas uniquement aux édifices en péril. La contribution sociétale des entreprises concerne tous les domaines de la vie en société (social, éducation, sport ou santé). Emmanuel Brugger, le patron de Cristel (80 salariés) de Fesches-le-Chatel, accompagne chaque année des projets en lien avec le sport et l’éducation des enfants défavorisés de son territoire, « une façon de soutenir les associations locales et d’exprimer les valeurs de l’entreprise ». C’est aussi pour les salariés des entreprises une quête de sens et d’utilité sociale.

« une façon de soutenir les associations locales et d’exprimer les valeurs de l’entreprise »

Le dispositif fiscal du mécénat est l’un des plus avantageux du monde et pourtant il est mal connu. En faisant un don à un projet d’intérêt général, l’entreprise bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 60% du montant alloué. L’apport peut être financier, en nature (mise à disposition de locaux de l’entreprise par exemple), mais également en partage de compétences. Des salariés volontaires peuvent être mis à la disposition d’un projet pendant leur temps de travail.

tour de France des mécènes CCI du Doubs Besançon JL Fousseret Admical
Jean-Louis Fousseret, maire et Président du Grand Besançon, accueille le Tour de France des mécènes. © YQ

Souvent perçu comme des opérations réservées aux grandes entreprises, le mécénat s’adresse surtout aux PME et aux TPE sur l’ensemble des territoires. Par exemple, le « club des mécènes » du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, qui réouvrira le 16 novembre prochain, est actif depuis de nombreuses années. En 2016, le musée avait initié une opération de mécénat sur la restauration d’une peinture florentine du XVème siècle.

RSE un acronyme dangereux

La loi Sapin 2 de décembre 2016 a instauré, s’il en était besoin, une nouvelle mission aux entreprises. Dorénavant, elles ont une Responsabilité Sociale (ou Sociétale) : la RSE. Comme le soulignait justement un dirigeant d’entreprise franc-comtoise, impliqué de longue date dans le mécénat « Quand j’entends responsabilité, je comprends vite culpabilité ».

Le concept de RSE (responsabilité sociale des entreprises) intègre les préoccupations sociales, environnementales et économiques de l’entreprise…sur une base volontaire. Pour le ministère de la transition écologique, c’est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. La RSE trouve son inspiration dans la philosophie «agir local, penser global ». Ce principe réglementaire européen semble montrer du doigt l’entreprise, objet de tous les maux de la société.

Le mécénat n’a pas vocation à intervenir sur les projets qui sont avant tout de la responsabilité de l’État ou des collectivités locales. Accompagner des projets éducatifs fait partie du mécénat ; apprendre à lire, à écrire ou à compter est de la responsabilité de l’Éducation Nationale.

Une démarche à la portée de tous : TPE, PME lancez-vous !
Tour de France des mécènes Besançon Admical
Le public était attentif aux retours d’expériences des entreprises franc-comtoises mécènes. ©YQ

Le mécénat n’est pas réservé aux grandes entreprises. La preuve a été donnée lors de cette 14ème étape à Besançon en présentant plusieurs exemples de partenariat avec la Rodia ou en faveur des autistes. Laurent Fournier, patron de RFC, une petite PME régionale résume bien l’état d’esprit d’une entreprise qui s’engage dans le mécénat : « le mécénat, ce sont des opérations accessibles en lien avec son cœur et ses valeurs. C’est une prolongation dans l’entreprise de ce que l’on est à titre individuel ».

L’entreprise a du cœur, c’est assurément vrai ! Elle ne doit pas remplacer une puissance publique défaillante malgré une charge fiscale toujours plus lourde.

YQ
www.admical.org

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