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D’ici la fin de la semaine, un arrêté de refus doit être publié et notifié à l’exploitant.

Le projet d’installation d’un poulailler géant qui devait abriter 33 000 poules dans 1 500 mètres carré, (soit 22 poules au mètre carré) avait suscité la colère des défenseurs de la cause animale, de l’environnement et la filière AOP comté (voir l’article). 230 000 poulets destinés au groupe LDC notamment à la tête de Maître Coq, Loué, Marie, Le Gaulois, devaient sortir de ce bâtiment chaque année.

En février dernier, les voix  s’étaient élevées contre ce projet. En cause : les conditions d’élevage des animaux mais également l’introduction des OGM dans un terroir AOP comté et une menace pour l’environnement liée à la ponction en eau et à la gestion des effluents. Marine Landry, porte-parole de l’association Humanimo, craignait en effet l’utilisation de « produits de désinfection qui vont se retrouver dans les eaux usées évacuées dans le réseau communal. »

L’implantation dans une zone AOP et le traitement des fientes : des éléments décisifs

Rebondissement dans l’affaire puisque les membres du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) ont voté majoritairement contre ce projet lors d’une commission présidée par Jean-Philippe Setbon, secrétaire général de la préfecture du Doubs.

Résultat : 20 votes contre et absentions et deux voix favorables. À l’issue de cette commission, la décision a été prise de publier un arrêté préfectoral de refus. Une notification doit également être adressée à l’exploitant dans les prochains jours.

flangebouche poulailler géant
La ferme-usine devait abriter 33 000 poules dans 1 500 mètres carré. DR
« Les agriculteurs ne veulent pas laisser 1 mètre carré de terre »

Parmi les motivations du refus : la localisation du projet, au cœur de la zone AOP et le traitement des fientes avec le seul système de compostage sans devoir épandre. Interrogé en février dernier, Mickaël Troutet, l’agriculteur qui porte le projet avait confié vouloir d’un élevage de poulets en plein air. « Mais les agriculteurs ne veulent pas laisser 1 mètre carré de terre. Alors on se reporte sur d’autres projets… »

Un projet définitivement enterré ?

Rien n’est moins sûr. « Il ne me semble pas impossible de trouver deux ou trois hectares pour permettre à cet exploitant de sortir ce projet. Et repartir sur le projet initial d’élevage en plein air », a déclaré Jean-Philippe Setbon à nos confrères de L’Est Républicain ce mercredi matin. En effet la commune de Flangebouche possède 200 hectares de terrains loués à d’autres agriculteurs par conventions. Lesquels seront renégociés dans les mois à venir.

Louise DE CHÂTEAUBLANC

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