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Le billet d’humeur… Par YQ

Les gilets jaunes étaient environ 500 dans les rues de Besançon pour cet acte VII. La manifestation, dans une ambiance plutôt bon enfant, a évité les rues du centre-ville pour ne pas perturber l’activité commerciale.

Elle a 20 ans et s’appelle Alexandra

Dans la galère depuis deux ans, elle accroche quelques remplacements de femme de ménage ici ou là et elle ne rentre pas dans les bonnes cases. Des relations familiales difficiles l’ont isolée. Elle est seule, probablement courageuse et personne ne l’aide à trouver les bonnes solutions.

Elle est à l’image de cette France d’en bas qui n’attend pas des aides, qui attend d’être accompagnée. Alors, comme chaque semaine, elle s’est mise à genoux devant les gendarmes casqués ! Justice et police ne sont plus synonymes de démocratie pour Alexandra. Elle veut bien des « premiers de cordée » mais qui tirent tout le monde vers le haut.

C’est grave la désespérance d’une jeune femme de 20 ans. La jeunesse désespérée, c’est une génération perdue.

En 68, il y avait de l’utopie dans l’air printanier du mois de mai. En 2018, c’est la détresse et l’accablement que l’on croise dans les regards frileux de l’hiver !

J’ai rencontré une « dernière de cordée »… Et si on lui tendait la main ?

 
gilets jaunes Besançon
Séance « sitting » devant le parc Micaud ©YQ
gilets jaunes Besançon
Une manifestation encore dans le calme rue Charles Nodier. ©YQ
gilets jaunes Besançon
500 gilets jaunes ont traversé le tunnel sous la citadelle en chantant La Marseillaise. ©YQ
YQ

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