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Étienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon a fourni des informations complémentaires à la suite de l’homicide à la maison d’arrêt de Besançon survenu le samedi 17 novembre.

Les conditions restent encore floues

Il était 7h ce samedi matin 17 novembre au rez-de-chaussée du bâtiment C de la maison d’arrêt de Besançon. Lors de l’appel quotidien, un détenu ne répond pas à son nom. Dans la cellule où résident deux détenus, les surveillants découvrent le corps sans vie d’une des deux personnes incarcérées sous un amas de couvertures.

Étienne Manteaux, procureur de la République de Besançon lors de la conférence de presse du 22 novembre. ©YQ

Les premières investigations médico-légales font état de lésions importantes à la face et à la tête. Les résultats de l’autopsie penchent vers un décès lié à un étouffement.

Le personnel pénitentiaire rencontre des difficultés pour maîtriser et sortir le second détenu. Les premières investigations médico-légales font état de lésions importantes à la face et à la tête. À la suite de l’autopsie, le procureur de la République semble s’orienter vers un décès consécutif à un étouffement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, d’après le représentant du Parquet de Besançon, qu’aucun bruit ou cri n’ait été entendu pendant la nuit.

Un détenu de 19 ans a été mis en examen pour le meurtre d’un codétenu de 26 ans découvert mort, sans doute asphyxié. DR

Aucun bruit ou cri n’a été entendu cette nuit-là

Le codétenu nie toujours les faits. Compte tenu des circonstances, il a toutefois été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire dans cette affaire, cumulant des condamnations précédentes. Il demeure incarcéré à Besançon…à l’isolement !

Cet isolement aurait-il dû être la règle ?

La victime, âgée de 26 ans, était incarcérée depuis le 15 septembre dernier pour divers délits de vols dans les juridictions du Mans (72) et de Coutances (50). Il avait été condamné à des peines de quatre mois et deux peines d’un mois de prison. Il était libérable en mars 2019.

Le suspect est d’un autre niveau. Âgé de 19 ans, il avait été condamné à des peines de six mois et quatre mois pour violences et extorsions puis à 18 mois pour violences familiales sur ascendants. Emprisonné à la maison d’arrêt de Montbéliard, il avait fait l’objet d’un transfert à la prison de Besançon à la suite de violences sur une surveillante pénitentiaire.

Lors de son placement en cellule à Besançon, il n’est toutefois pas identifié de problèmes ou troubles psychologiques rendant nécessaire son isolement. C’est ainsi que le 15 novembre, soit deux jours avant la nuit fatale, il est enfermé dans une cellule avec un codétenu.

YQ  

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