Hacking Health Besançon : le nouveau monde existe

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Hacking Health Besançon CHU Jean Minjoz Microtechniques
Etienne Boyer, patron du pôle des micro-techniques, Jean-Louis Fousseret, Président du Grand Besançon et Chantal Carroger, directrice du CHU jean Minjoz, les trois initiateurs du Hacking Health ©YQ
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Créé en 2017 à Besançon sur le modèle d’un concept inventé au Canada en 2012, le Hacking Health pourrait être la démonstration que les progrès scientifiques, économiques et sociaux se forgent dans un alliage nouveau. Entre sachants et candides, experts et usagers, politiques et citoyens, les marathons Hacking Health sont une belle résonance à l’attente d’une société apaisée. Retour sur trois marathons bisontins.

Le marathon Hacking Health est une période de 48 heures de foisonnement d’idées et de créations mélangeant toutes les disciplines autour de projets innovants en matière de santé.

Ingénieurs, élèves ingénieurs, chercheurs, professionnels de santé mais aussi industriels et « consommateurs de santé », ils s’écoutent, élaborent, « bricolent » parfois (d’où le terme de Hacking). Ils sont capables de développer en 48 heures des prototypes ou poser sur le papier des projets industriels. La canadienne Annie Lamontagne, responsable du développement international des Hacking Health, présente à Besançon en octobre dernier, ne tarissait pas d’éloges, avec l’accent de la Nouvelle-France. « Le marathon a pris tellement rapidement et ses résultats sont remarquables. C’est le seul exemple de marathon qui, dès sa première édition, a généré le dépôt d’un brevet. » C’est aussi la démonstration que l’ensemble de l’écosystème du Grand Besançon peut se mobiliser dans l’intérêt du développement économique à haute valeur des nouveaux métiers de la santé, en répondant avant tout à l’attente des patients et de leur entourage.

Christophe Dollet, l’initiateur et développeur du Hacking Health pour le Grand Besançon, a su fédérer l’enseignement supérieur, les écoles d’ingénieurs, le Centre Hospitalier Universitaire, les entreprises du pôle des microtechniques, les centres de recherche et les patients. Ce n’était pas gagné d’avance !

Une appli mobile pour le diabète de type 1
Hacking Health CHU Besançon
Christine Kavan, diététicienne au CHU Jean Minjoz de Besançon a développé une application mobile pour les diabétiques de type 1

Christine Kavan est diététicienne au CHU de Besançon. En 2017, elle avait porté le projet d’une application en direction des personnes atteintes de diabète de type 1. Intitulé « Glucimiam », elle a noué des relations avec Shine Medical, une startup bisontine chargée du développement technique. L’application est un vrai « plus » pour les diabétiques dans le confort du suivi de leur maladie. Bientôt au stade de la commercialisation, cette application semble avoir un bel avenir, y compris outre-Atlantique.

Augmenter la vitesse de décongélation du plasma 

L’Etablissement français du sang de Bourgogne Franche-Comté est certainement le centre le plus performant et innovant de France. Fortement impliqués dans le Hacking Health, Fanny Delettre et l’EFS de Bourgogne Franche-Comté en sont au stade du dépôt de brevet pour accélérer la décongélation du plasma, une méthode innovante pour gagner les précieuses minutes et sauver des vies. L’EFS met également au point une application mobile pour faciliter l’accueil des donneurs de sang tout en économisant près de 8 millions de feuilles de papier : quand la qualité d’accueil rejoint la protection de la nature, tout le monde est gagnant.

Motoriser facilement les fauteuils roulants manuels
Jean-Marc Bideaud Hacking Health Besançon
Jean-Marc Bideaud à l’origine d’un fauteuil roulant motorisé léger et pliable ©YQ

L’idée de Jean-Marc Bideaud est née du constat de la difficulté de son fils handicapé à se déplacer facilement partout. En développant une motorisation simple et adaptable sur n’importe quel fauteuil roulant, le projet concilie l’autonomie des personnes à mobilité réduite (y compris les personnes âgées) et leur meilleure accessibilité partout grâce à la légèreté d’un système pliable. Le projet est aujourd’hui à l’état de création d’entreprise dans le cadre de l’incubateur hébergé par le pôle des microtechniques.

Hacking Health est clairement la démonstration que l’investissement financier et technologique des entreprises est indispensable pour innover, que les services publics, dès lors qu’ils sont au service du public, ont un rôle d’accélérateur du progrès et qu’il faut impérativement intégrer les utilisateurs dans les processus industriels. A coup sûr, certains candidats aux municipales de 2020 vont s’approprier la réussite du Hacking Health comme étant leur œuvre. Ils auront au moins un marathon de retard !

YQ

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