- Annonce -

À Besançon et Dijon, les principales villes de Bourgogne Franche-Comté, les Gilets jaunes ont encore été nombreux à manifester ce samedi.

Besançon. Ils étaient près de 1500 à braver le froid et la pluie pour ce 11ème samedi de mobilisation. Les Gilets jaunes ont entamé leur cortège place de la Révolution avant d’emprunter le tunnel de la Citadelle. Les manifestants se sont ensuite dirigés devant le commissariat puis à la Gare Viotte avant de retourner dans le centre-ville bisontin.

Si le cortège a été plutôt calme, des heurts ont, encore une fois, éclaté près de la préfecture de Besançon. Un groupe de policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) a notamment été la cible de projectiles et de pétards. En effet, sur l’avenue du 8 Mai 1945, les forces de l’ordre ont dû reculer face à l’hostilité de certains manifestants. Les CRS ont alors lancé des grenades lacrymogènes pour leur venir en aide et disperser la foule.

Dijon. Le cortège a démarré place de la République dans une ambiance plutôt bonne enfant. Près de 2000 manifestants ont été comptabilisés par la préfecture de Côte-d’Or. En fin d’après-midi, la mobilisation a dégénéré.

« Des scènes inédites d’affrontements »

Des feux d’artifices ont en effet été tirés dans le centre-ville dijonnais. Les forces de l’ordre ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Rue de la Liberté, une rue commerçante très fréquentée, des clients ont été confinés dans les boutiques et  des magasins ont été sommés d’évacuer.

dijon gilets jaunes affrontements
À Dijon, des feux d’artifice ont été tirés en plein centre-ville. © Matthieu Couet-Descaves

Surpris par la tournure qu’a pris la manifestation, les clients étaient choqués : « On flâne tranquillement et d’un coup, on nous conseille de rester à l’intérieur du magasin pour notre sécurité pendant que les rideaux se ferment » ; « On assiste à des scènes inédites d’affrontements et de violences. Les enfants sont terrorisés… Quelle image offre-t-on du pays ? »

« C’est le pire samedi. C’est la première fois que l’on voit les affrontements devant les magasins. »

Un commerçant témoigne : « C’est le pire samedi. C’est la première fois que l’on voit les affrontements devant les magasins. Des poubelles prennent feu devant la vitrine, les pompiers nous ont dit qu’ils ne se déplaceraient pas… On dirait que c’est la guerre ». En fin d’après-midi, les chalands avaient, pour la plupart, déserté les rues du centre-ville.

À Dijon, les sapeurs-pompiers sont intervenus à cinq reprises pour un feu sur la voie publique, des feux de poubelles et un risque technologique en raison d’une odeur de gaz suspecte.

Militine GUINET

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here