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Mardi soir, une attaque sur le marché de Noël de Strasbourg a fait trois morts et 12 blessés. Aussitôt, le plan Vigipirate est passé à son niveau le plus élevé : « Urgence attentat ». À l’échelle du département, une réunion de crise s’est tenue ce mercredi matin à la préfecture du Doubs qui vient d’annoncer la prise de mesures de sécurité « exceptionnelles ».

Allées vides, grande roue à l’arrêt et chalets fermés. La scène a de quoi surprendre à quelques jours de Noël… Ce mercredi, la préfecture du Doubs a en effet pris la décision de fermer le marché de Noël bisontin, qui accueille entre 180 et 200 mille visiteurs chaque année, le temps de renforcer le dispositif de sécurité.

« Le marché de Noël de Granvelle  et ses 50 chalets devraient rouvrir, au plus tard, ce jeudi à 14h ».

Plus de 180 mille visiteurs au marché de Noël de Besançon

Si le marché de Noël de la place de la Révolution a rouvert aux alentours de 12h30 ce mercredi, celui de la place Granvelle restera quant à lui fermé afin de permettre l’installation d’un périmètre de protection.

« On prendra le maximum de précautions, mais on veut continuer de vivre », s’est exprimé Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, à nos confrères de L’Est Républicain.

Des barrières commandées en urgence

Des barrières de deux mètres de haut, commandées en urgence ce mercredi, doivent en effet être installées. Des vigiles vont également être recrutés pour procéder aux contrôles des entrées. Comme l’indique la préfecture du Doubs : « Les inspections des sacs et les palpations de sécurité seront systématiques ».

D’après Jean-François Lepin, directeur de l’Office du commerce de l’artisanat, en charge de la programmation de Noël 2018 : « Le marché de Noël de Granvelle et ses 50 chalets devraient rouvrir, au plus tard, ce jeudi à 14h ».

Afin de renforcer la sécurité des grands évènements du département, les marchés de Noël de Besançon, Montbéliard et de Pontarlier « doivent faire l’objet d’un périmètre de protection », a déclaré la préfecture du Doubs à l’issue d’une réunion. D’après la préfecture, « cette mesure permet de sécuriser une zone délimitée avec des accès contrôlés ».

D'après Jean-François Lepin, directeur de l’Office de commerce, les sites secondaires du marché de Noël (square saint-Amour et place de la Révolution) ne sont pas concernés par la fermeture. ©YQ
D’après Jean-François Lepin, directeur de l’Office de commerce, les sites secondaires du marché de Noël (square saint-Amour et place de la Révolution) ne sont pas concernés par la fermeture. ©YQ
Des renforts déployés à Montbéliard et Besançon

Plusieurs mesures ont donc été prises : « des renforts nationaux de forces sentinelle et de gendarmes mobiles sont déployés à Montbéliard et Besançon ». Deux arrêtés préfectoraux ont également été pris ce mercredi afin de mettre en place des périmètres de protection sur les marchés de Noël de la place Granvelle à Besançon et de Pontarlier.

Mobilisation des forces de l’ordre dans les centres commerciaux

Le marché de Noël de Montbéliard, faisait déjà l’objet d’un périmètre de protection avec des fouilles et palpations, depuis son ouverture compte tenu de sa dimension et de sa fréquentation. La préfecture rappelle que les « forces de l’ordre sont également mobilisées dans les centres commerciaux dans le contexte de forte affluence à l’approche des fêtes de fin d’année ».

L’actu en plus« Urgence attentat » : le plus haut niveau du plan VigipirateLe plan Vigipirate avait été révisé après les attaques terroristes successives de 2015 et 2016. Trois niveaux avaient alors été définis : « vigilance », « sécurité renforcée/risque d’attentat » et « urgence attentat ». Ce dernier est le plus élevé et c’est la première fois qu’il est adopté. Il peut être mis en place à la suite immédiate d’un attentat ou si un groupe terroriste identifié et non localisé entre en action. D’après le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ce niveau « comprend la mise en place de contrôles renforcés aux frontières, et des contrôles renforcés sur l’ensemble des marchés de Noël en France ». Ce niveau comporte des mesures exceptionnelles comme la possibilité de fermer des routes, un métro ou encore l’arrêt des déplacements scolaires. Selon le ministre de l’Intérieur, le déclenchement de ce niveau permettrait « d’éviter le risque de mimétisme ».
Militine GUINET

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