Fraude au stationnement : des tarifs en hausse dès le 1er janvier 2018

0
828
hausse du stationnement besancon
Marie Zehaf, Adjointe chargée de la voirie et Daniel Mourot, chef du service voirie à la Ville de Besançon ont présenté les nouveaux tarifs de stationnement... et d'amendes pour 2018 © Y.Q
- Annonce -
Marie Zehaf, Adjointe au Maire chargée de la voirie et Daniel Mourot, Directeur du service Voirie et Déplacement de la ville de Besançon, ont présenté le 28 novembre 2017, la réforme du stationnement qui entre en vigueur le 1er janvier prochain à Besançon.

En dépénalisant les amendes pour dépassement du temps de stationnement dans les villes, l’Etat fait surtout des économies sur la gestion des amendes en transférant la charge aux collectivités locales…

Besançon : la fraude aux parcmètres coûtera 47% de plus au 1er janvier 2018

La volonté de la municipalité de réduire drastiquement la circulation dans le centre-ville s’accompagne d’une sanction financière « coquette ». L’automobiliste ayant dépassé son temps de stationnement se verra sanctionné d’un droit de 25 € s’il paie dans les 72 heures et de 35 € après réception de l’avis de contravention, soit 8 € de plus que la réglementation actuelle.
Un petit bonus tout de même : ce FPS (un acronyme de plus) pour « Forfait Post-Stationnement », sera réduit du montant initialement payé par l’automobiliste.

Une réforme en demi-teinte

Les objectifs affichés de la loi du 27 janvier 2017 consistaient d’une part à agir pour un meilleur partage de l’espace public par une rotation plus rapide des places de stationnement et d’autre part de transférer aux communes la totalité des recettes et leur permettre ainsi de financer les actions de mobilité durable.

Mais ça, c’est sur le papier…

En 2016, 60 000 contraventions ont été dressées sur 90 0000 tickets de stationnement distribués. L’Etat a rétrocédé pour 1 million d’€uros d’amendes à la ville de Besançon. Il s’agit donc avant tout d’un transfert de charges de l’Etat vers les collectivités.

Quant au partage de l’espace public, la loi n’y changera rien. A Besançon, il existe 26 750 places de stationnement dont 20 550 payantes. Sur le seul quartier de l’hyper-centre (Boucle et Battant), on dénombre 8 000 places dont 2 500 gratuites…

Les contraventions sont dressées par treize ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) sur les 55 policiers municipaux que compte la ville. Deux postes supplémentaires vont être créés pour gérer les contentieux, antérieurement traités par l’Etat.

Par convention, la ville de Besançon continue de confier le recouvrement de cette redevance (en cas de non-paiement immédiat) au Centre de Traitement automatisé de Rennes qui perçoit 1 € par dossier, soit 3% du montant. Sur la base 2016, ce sont donc 60 000€ que l’Etat percevra de la collectivité pour le recouvrement des redevances impayées.

Des tarifs inchangés et des amendes pour stationnement interdit en forte hausse

La municipalité a maintenu les mêmes tarifs de stationnement sur voirie, à savoir :

  • 1,40 €/45mn en zone rouge ;
  • 1,40 €/heure en zone orange et jaune ;
  • 0,70 €/heure en zone verte.
  • 1,40€/45 min en zone rouge

De même, la gratuité reste de mise la nuit de 19h à 9h ainsi que les dimanches et jours fériés. Les parkings couverts (Mairie, Beaux-Arts, Pasteur) maintiennent le tarif de nuit à 1€ et la gratuité du dimanche matin.

Mais au passage, l’Etat poursuit sa chasse aux mauvais comportements. L’amende pour stationnement gênant passe au 1er janvier 2018 de 17 € à 35 €, voire 135 €.

Whoosh !

Depuis septembre 2015, Besançon propose l’application Whoosh. Ce sont 2 000 abonnés qui ont souscrit à cette application sur smartphone devenue indispensable si l’on veut éviter de payer 25 € pour un dépassement de quelques minutes. Après quelques débuts difficiles, l’application permet aux automobilistes de recharger à distance leur temps de stationnement.

Pour Besançon, capitale des Savoirs et de l’Innovation, voilà une application à mieux faire connaître aux bisontins mais surtout, aux visiteurs.

Il ne restera plus qu’à proposer un service plus régulier de transports en commun, moins de grèves et d’arrêts intempestifs, des lignes utilisables 7/7 et 365 jours par an pour inciter les Grands Bisontins à délaisser leur voiture au profit du tram et des bus, au bénéfice des commerçants de la boucle et d’une meilleure qualité de vie pour ses habitants.

Y.Q

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here