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Cambodge, Australie, États-Unis, Polynésie… Il n’y a pas un continent où Lucas Chays, n’a pas posé ses valises. Pris d’une envie de découverte et de voyage, le Valdahonnais de 24 ans, s’est accordé quelques mois de repos aux quatre coins du monde. Retour sur une escapade aux quatre coins du globe.

Entre sa quatrième et sa cinquième année d’étude à l’école polytechnique fédérale de Lausanne, Lucas Chays, s’est lancé dans un tour du monde, non pas en 80 jours, mais en 6 mois. En commençant par les Émirats Arabes-Unis et en finissant par le Canada, le Doubiste est passé d’une culture à une autre, jouant du piano dans les bars ou dans les rues des différentes villes qui l’ont accueillies. Armé de son « billet d’avion tour du monde » à prix réduit, Lucas s’est accordé « une pause » avant de rentrer définitivement dans la vie active.

Une mappemonde qu’il connait sur le bout des doigts
« L’envie de s’évader, c’est naturel. Ce qui manque, ce sont les convictions pour le faire. Beaucoup trop de choses nous retiennent. Il suffit de se dire qu’on a qu’une seule vie et que c’est le moment où jamais pour le faire », confie Lucas. Six mois de voyages et d’expériences autour du globe qui l’ont marqué à vie.
Lucas voyageur
« On n’est jamais vraiment tout seul quand on voyage ». Dans le désert © Lucas Chays

Première escale à Dubaï : « Une ville qui recèle d’imposantes œuvres architecturales… Des ouvrages d’art exceptionnels », se souvient-il. Lucas s’est également aventuré dans des endroits plus reculés, comme dans les dunes des Émirats Arabes-Unis, immense étendue de désert doré.

En Asie, Lucas retrouve une amie, et alterne entre hôtels et auberges de jeunesse. S’ensuivent des treks au Cambodge et au Vietnam, du camping sauvage dans le parc thaïlandais de Khao Yai où le franc-comtois a pu côtoyer de très près des singes et des éléphants. Au Laos, il expérimente un road-trip en moto. Une expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier : sans permis moto et au cœur d’une circulation rocambolesque, Lucas doit apprendre à s’orienter dans un formidable capharnaüm citadin.

A Halong Bai au Vietnam © Lucas Chays
A Halong Bai au Vietnam © Lucas Chays

Dans la jungle laotienne, il découvre également un peuple à la mentalité diamétralement opposée à celle qu’il a toujours connu en Occident : «Les laotiens n’ont pas grand chose à donner mais ils le donnent avec le cœur et le sourire. Ils veulent aider, tout le temps », confie-t-il. Ses souvenirs s’enchaînent : dragon de Komodo, sable chaud de Bali… Lucas s’est laissé porté sur place par ses envies, seules véritables guides d’un programme qu’il n’a pas défini à l’avance.

« Le voyage est en lui-même est une expérience »
Lucas a expérimenté la danse sous-marine
avec les requins-baleines lors d’une plongée à Exmouth © Jess Haden

L’Australie est peut-être l’un de ses meilleurs souvenirs. Accompagné de trois amis voyageurs rencontrés sur Facebook, le périple s’est déroulé en van sur une durée de 45 jours. Plus d’un mois à pêcher et à dormir sous la tente, à retrouver une vie mêlant nature et authenticité. Les quatre compères découvrent le bush australien et pratiquent le surf mais également la danse sous-marine avec les requins-baleines, à l’occasion d’une plongée à Exmouth.

En Polynésie française, Lucas s’arrête chez un ami de son père, qui l’immerge immédiatement dans la vie locale, lui fait découvrir la culture ou encore, les meilleurs spots peu connus des touristes. Au milieu des lagons turquoises, des coraux et des raies mantas, il est comme un poisson dans l’eau : « Des îles paradisiaques où j’ai réalisé mon baptême de plongée. »

Changement d’atmosphère et direction l’Amérique du Nord pour une dernière traversée en train. Lucas traverse San Francisco, Denver, Chicago et New York, mais c’est le Yosemite National Park, paradis des randonneurs, qui lui laisse un souvenir marquant. Une fin de voyage marquée par les lumières de Montréal mais aussi par la solitude, qui commence à se faire ressentir.

Pendant dix jours, au Canada, il roule, en voiture, aussi loin qu’il le peut, « sur des routes impraticables, à enlever les cailloux sur mon chemin ». Comme un apprenti trappeur, Lucas profite des vertus naturelles du Canada pour survivre, éloigné de toute civilisation.

« On n’aime jamais autant un pays que quand on est loin de lui »

Tout comme Robin (notre premier voyageur – cf épisode 1), Lucas n’a pas échappé au mal du pays. Très attaché à ses proches et à sa région, c’est avec beaucoup de joie qu’il a retrouvé les siens et fêté les retrouvailles avec du bon vin et du fromage local.

«Les laotiens n’ont pas grand chose à donner mais ils le donnent avec le cœur et le sourire" © Lucas Chays
«Les laotiens n’ont pas grand chose à donner mais ils le donnent avec le cœur et le sourire » © Lucas Chays

Depuis, Lucas a repris sa vie étudiante à Lausanne. Mais les images de son périple lui reviennent sans cesse en tête : « J’ai appris tellement de choses sur les gens, leur façon de vivre, leurs coutumes. Je ne pourrai jamais l’oublier », confie-t-il. Une expérience que « tout le monde devrait tenter », comme un « rite d’initiation obligatoire », sourit le jeune homme, qui minimise, pourtant, le courage dont il a du faire preuve pour réaliser cette expérience en solitaire : « On part avec un sentiment d’insécurité, de danger, souvent dû aux images que beaucoup d’entre nous visionnent à la télévision. Mais il n’y a pas de quoi avoir peur car on est jamais vraiment tout seul. Nos journées sont ponctuées de rencontres, un peu partout, des auberges de jeunesse aux guides d’un jour rencontrés au hasard de nos balades », détaille-t-il.

Même si, pour Lucas « partir, c’est bon pour le corps et l’esprit », il n’envisage pas de repartir pour l’instant. Ses journées sont occupées à la réalisation d’un film, retraçant son périple… soit douze heures de vidéos à monter !

Lucie Rubagotti

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