Ces francs-comtois qui parcourent le monde – épisode 1

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Robin Caire amérique latine
A seulement 24 ans, Robin Caire a décidé de faire le tour de l'Amérique du sud à vélo - Crédit DR
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« Rester, c’est exister. Voyager, c’est vivre » disait Gustave Nadaud. Un adage bien compris par de nombreux Francs-comtois qui ont fait le choix de partir, certains pour quelques jours, d’autres pour plusieurs mois, mais jamais démunis de cette soif de découverte et de partage. Amérique, Afrique, Asie, entre plages paradisiaques, déserts dorés et forêts luxuriantes, à chacun son rêve et son itinéraire. Une odyssée feuilleton à suivre. Bienvenue à bord !

À plus de 9 000 kilomètres de la France, Robin Caire, 24 ans, réalise un projet insolite puisqu’il parcourt l’Amérique du Sud en solitaire mais surtout… à vélo ! Fraîchement diplômé d’un master 2 en Marketing et Management international, le Franc-comtois n’en est pourtant pas à son premier départ. Entre son échange Erasmus en Espagne et son stage de master 1 au Québec, le globe-trotter s’épanouit au-delà de nos frontières. Des images plein la tête, Robin en a, à la pelle. Mais c’est sa toute dernière expérience latine, aux portes des mystérieuses cités d’or, qu’il a choisi de nous faire partager.

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En parcourant l’Amérique latin à vélo, Robin « se sent libre » et peut plus facilement « s’imprégner des lieux » – DR
Plus de 2000 km parcourus… à la force des jambes

C’est en s’inspirant d’un couple d’amis ayant effectué le trajet « Alaska-Ushuaïa » à vélo, que Robin s’est lancé dans ce nouveau challenge. Depuis plus de deux mois et demi, l’explorateur arpente les chemins d’Amérique latine, avec son vélo, pour seul compagnon de route. En pédalant, Robin se sent libre, et c’est, selon lui, la meilleure façon pour s’aventurer en terres inconnues. Ce qui fait toute la différence, c’est la vision dégagée que lui offre ce transport, lui permettant ainsi de « voir et vivre les paysages, de s’imprégner des lieux ».

Friand de sports en plein air, le choix du deux-roues était donc une évidence. Ce projet audacieux comporte malgré tout quelques risques. Sans compter la météo qui lui joue régulièrement de mauvais tours… Dont il se passerait bien.

L’Amérique latine, son Eldorado

De l’hémisphère Sud, on imagine le tango, les telenovellas, le peuple Inca, Shakira et Diego Maradona. Sous ses airs de lambada et de salsa, la vie bat son plein, invitant chaque voyageur à entrer dans la danse. Entre l’Argentine et le Chili, Robin profite pleinement de cette grande fête latine. Ses rencontres sont nombreuses et quotidiennes, et ajoutent du piment à son voyage. Il apprécie la bienveillance, la spontanéité, la simplicité et l’hospitalité des sud-américains qui lui ouvrent grand les bras… Un moyen efficace de s’imprégner de toute la richesse de leur culture, la plupart du temps autour d’un bon plat local, comme le « completo », sandwich à l’avocat, typique de la région et véritable péché mignon de notre baroudeur. « Rencontrer et aborder des personnes, tout est bien plus simple lorsque l’on voyage guidon en main », précise-t-il. Souvent, le long du trajet, on l’encourage. L’Amérique latine qu’il découvre est une Amérique rieuse et avenante. « Sur la route, la plupart des gens vont vous aider, n’ayez pas peur ! », rassure-t-il.

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De l’Amérique Latin, Robin apprécie la diversité des paysages et la chaleur de ses habitants – DR

Fasciné par ce pays, la tête emplie de moments inoubliables, Robin oscille entre montagnes, volcans enneigés, plages et steppes. Chaque jour, des spectacles naturels et singuliers s’offrent à lui, comme les chutes d’Iguazù, le glacier Perito Moreno (Argentine) ou l’île de Chiloé (Chili). Des paysages de toute beauté que Robin ne se sent pas prêts de quitter.

Très touristique et populaire pendant la période estivale, notamment auprès du public étudiant, l’Amérique latine reste abordable. Pour des raisons de budget, le franc-comtois privilégie les moyens rustiques, entre campings et bivouacs. « J’ai l’habitude de camper, ça ne me pose pas de problème. Mon sac de couchage et ma tente sont mon « cocon », confie-t-il.

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« Mon sac de couchage et ma tente sont mon « cocon », avoue Robin Caire – DR
Découvrir le monde… tout en se découvrant soi-même

À l’évocation de la famille, des amis, du ski de fond et des spécialités culinaires franc-comtoises, le mal du pays se fait légèrement ressentir. Mais en pleine désintoxication digitale, les rares moments qu’il peut passer à parler avec ses proches sur les réseaux sociaux, n’en sont que plus beaux. Et puis, chaque jour, Robin apprend tant sur lui-même… et les autres. Plus détendu et autonome, toujours plus ouvert d’esprit, il se contente d’apprécier minute par minute, ce que la vie lui donne. Un petit côté carpe diem, qui lui fait du foncièrement du bien.

Pourtant, Robin a déjà trouvé une suite à son épopée. Une fois arrivé au « bout du monde », c’est-à-dire à Ushuaïa, en pleine Terre de Feu, l’aventurier va quitter son vélo, prendre un billet d’avion, direction la Bolivie, où il continuera sa traversée avec son sac à dos pour unique compagnon de route. Pas de date de retour prévue en France. Robin prône la liberté… L’éternelle quête du voyageur en mal d’évasion.

Lucie RUBAGOTTI

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