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Anne d’Hautefeuille, bisontine passionnée de cheval, est ostéopathe équine en Normandie, elle parcourt la France pour soigner petits et gros bobos de l’autre meilleur ami de l’Homme !

La passion qui guide son chemin

Anne a débuté l’équitation à six ans à l’Étrier Bisontin. La jeune cavalière s’essaie quelques années à la compétition en dressage et sauts d’obstacles avant de revenir à une relation plus « amicale » avec les chevaux.

Après un doctorat en pharmacie à l’université de Franche-Comté, l’odeur de l’écurie lui manque. Elle découvre l’équitation éthologique au haras de la Cense près de Paris puis à celui de Jardy sur les hauteurs de Saint Cloud. Équitation naturelle ou comportementale, la méthode consiste à interagir avec le cheval et prendre en compte ses particularités psychologiques. Robert Redford rendra célèbre cette nouvelle approche de l’amitié qui lie les Hommes et les chevaux dans le sublime film « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » sorti en 1998.

La bisontine quitte les collines comtoises pour entreprendre une formation qui la conduit en 2007 dans les grands espaces du Montana « the big sky country », le pays des cow-boys légendaires. Elle y rencontre un autre français, celui qui partage sa vie et sa passion. Ils s’installent en Normandie, près de Lisieux où elle fait de la rééducation de chevaux à problèmes et l’enseignement pour les cavaliers amateurs et professionnels. Sa formation scientifique lui fait prendre conscience qu’il existe, au-delà des raisons psychologiques, des difficultés physiques à soigner. Elle s’engage dans un cycle long de formation d’ostéopathe animalière, spécialisation dorénavant reconnue par l’Ordre des Vétérinaires.

Chuchoteur, ostéopathe : deux méthodes complémentaires
équitation chuchoteur ostéopathe Besançon Hippup
Anne d’Hautefeuille, ostéopathe animalière. Elle sait parler aux chevaux. DR

L’art du « whisperer » (chuchoteur en anglais) consiste à utiliser des techniques d’apprentissage du cheval pour lui faire comprendre ce que le cavalier attend de lui sans utiliser ni la force, ni la peur. Confiance et respect, le langage corporel de l’homme s’adapte à celui du cheval pour entrer en communion.

Ce langage corporel, hyper sensible, est source de guérison pour des chevaux abîmés physiquement à la suite d’accidents ou psychologiquement après de mauvais traitements.

L’ostéopathie animalière est par contre une thérapeutique manuelle qui prend l’animal dans sa globalité. Le but est de chercher puis de libérer les tensions, les blocages et les dysfonctions, que ce soit au niveau musculo-squelettique, viscéral ou neurologique et rétablir ainsi les capacités du corps à s’auto-guérir. L’addition des deux compétences démultiplie les chances de guérison ou de rétablissement.

Chuchoter à l’oreille d’un Comtois ?

On parle, bien entendu, du cheval de trait comtois qui retrouve une nouvelle jeunesse. On pourrait penser que ces techniques d’apprentissage et de complicité avec le cheval n’intéressent que les chevaux de course ou de selle. Elles concernent aussi les chevaux de trait. Comme toutes les races sélectionnées pour la traction de véhicules ou de matériels agricoles, elles auraient disparues avec l’avènement du tracteur mais leur élevage a perduré pour en faire des races à viande.

Le Conseil départemental du Doubs utilise des chevaux comtois pour nettoyer les abords et vider les poubelles du parc de la Gare d’eau.

L’essor important de l’équitation de loisir a suscité une forte opposition à la consommation de viande de cheval dans les années 1990. En parallèle, le folklore autour du travail paysan et un traitement plus respectueux de la terre redonnent ses lettres de noblesse aux races de trait. À Besançon par exemple, le Conseil départemental du Doubs utilise des chevaux comtois pour nettoyer les abords et vider les poubelles du parc de la Gare d’eau. Les chevaux de trait sont également utilisés dans l’entretien de parcelles de vigne. L’éthologie est particulièrement intéressante pour les chevaux de trait afin de les faire travailler tout en finesse. « Un enfant de trois ans doit pouvoir tenir et faire reculer son cheval », conclut Anne d’Hautefeuille.

« Un enfant de trois ans doit pouvoir tenir et faire reculer son cheval »

Avec plus de 30 000 licenciés en Bourgogne Franche-Comté (dont 80% de femmes), l’équitation est le troisième sport pratiqué dans la grande région (derrière le football et le tennis). C’est un sport dit « individuel » mais qui unit le cavalier et sa monture.

Les visiteurs du dernier salon du cheval à Micropolis au mois de février dernier en étaient témoins tant l’émotion était grande dans la présentation de Peyo, un incroyable étalon et son cavalier Hassen Bouchakour et leur parcours complice dans les hôpitaux et maisons de retraite où ce couple étonnant apporte chaleur et réconfort aux personnes âgées. Pour Anne d’Hautefeuille, son travail d’éducatrice des cavaliers est indissociable du traitement des chevaux.

YQ
Contacter Anne d’Hautefeuille sur  www.hippup.fr / Le lieu Morin, 14100 Les Monceaux / 06 85 40 69 10

 

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