Un « Don » de 2.000 € pour conjurer Mme Irma

0
396
don irma
De nombreux appels au don ont été lancés partout en France - Crédit DR
- Annonce -
Le billet d’humeur… Par Diceross

Un « Don » d’ubiquité à 2.000 € pour conjurer Mme Irma…
Pas donné à tout le monde de posséder cette qualité… Ou ce défaut.
Pourtant, nos chères collectivités et municipalités, tant souvent décriées dans leur gestion, elles, le possèdent.
Devant les ravages causés par l’ouragan Irma et l’impuissance à conjurer les éléments naturels, tout le monde y va de son action.

Si l’on considère les 30 plus grandes villes françaises dont nous faisons partie, un rapide calcul nous amènerait donc à une collecte de 100 000 €… 100 000 € pour aider les malheureux qui ont tout perdu, isolés sur leurs îles, est-ce beaucoup ? Pas assez ? En tout cas, quand on connait le prix d’une maison, d’une voiture, et même d’un vélo ou d’une télévision, on pouvait s’attendre à mieux de nos villes françaises.

Mais réelle bonne intention ou coup de communication ? Chacun en jugera. C’est tellement beau de donner pour une bonne cause ; Acte de bonté relayé par de nombreux médias. Mais pour 2 000 €, était-il nécessaire de le crier haut et fort ? A peine le « ticket » moyen d’entrée pour faire partie d’un club affaires d’une association sportive. Ramené uniquement à la population de St Martin, cela fait 0,028 centime par habitant. 

D’autres fonds, associations et services nationaux sont heureusement en place pour faire face à ces désastres.
Quant à nos municipalités qui se plaignent chaque année de la coupe budgétaire de Bercy… Est-ce leur rôle de faire un don financier pour les victimes d’Irma ? La réponse est : peut-être. Mais alors, qu’elles le fassent réellement et sincèrement. A une certaine époque – pour d’autres raisons concernant l’Ethiopie et le Rwanda – elles ont su organiser de grandes manifestations pour mobiliser leurs concitoyens dans un grand élan de générosité et solidarité. Alors pourquoi ne pas le faire pour les nôtres, en pleine souffrance morale et matérielle ? Montrons-leur que la France et les français sont VRAIMENT monopolisés pour leur cause.

Avec 2 000 €, on déshabille Jacques pour saupoudrer chez Paul. Là encore, on parsème, on dissémine à petites doses, avec sans aucun doute, de réelles bonnes intentions, mais le résultat escompté, lui, n’y est pas. Car un grain de sel sur chaque plat, ne suffit pas à tous les relever.
Alors s’il s’agit de donner, autant donner vraiment. 

Au final, ces « one shot » financiers reflètent la gestion quotidienne de beaucoup : disperser l’argent pour mieux régner. Mais les soucis de fond restent eux, au fond du sac. 

En France, nous n’avons certes, plus beaucoup d’argent, mais dans nos collectivités, nous avons des têtes bien faites avec des idées. Alors, utilisons-les pour aider concrètement nos compatriotes. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here