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L’identité des corps retrouvés carbonisés lundi matin à la sortie du village de Villeparois près de Vesoul en Haute-Saône n’a pas encore été confirmée. Il pourrait bien s’agir de ceux d’Hervé Delaunay et de son fils de neuf ans, au cœur d’une bataille parentale suite à un divorce.

On en sait plus sur les circonstances qui ont mené au drame. Hervé Delaunay, 47 ans, était en instance de divorce. C’est lui qui avait la garde exclusive de son fils. La mère, bénéficiait quant à elle d’un droit de visite médiatisé, c’est-à-dire dans un espace de rencontre prévu à cet effet, d’une heure tous les quinze jours.

Le fils devait être placé en famille d’accueil lundi matin

D’après nos confrères de France 3, le père était accusé de ne pas être « assez rigoureux avec l’enfant par les éducateurs en charge de son fils ». Le 21 mai dernier, un rapport défavorable des services sociaux contre le père avait poussé la juge des enfants à placer le fils en famille d’accueil. Le petit garçon devait effectivement être placé lundi matin, jour de la découverte des corps.

Me Marie Grimaud, l’avocate du père avait alors qualifié ce placement d’« abusif » avant que le père ne fasse appel. Un recours qui devait être examiné en septembre. Peu après l’annonce de la décision, Hervé Delaunay, directeur de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de Haute-Saône, avait été placé en arrêt maladie.

L’avocate du père redoutait une « issue tragique »

Constatant le désarroi de son client, l’avocate Me Marie Grimaud, avait alerté les magistrats du tribunal de Vesoul, précisant qu’elle redoutait une « issue tragique ». Contacté par France 3, Claude Néris, le président de l’association « SOS exclusion parentale » dont la mère est vice-présidente, a déclaré avoir alerté le procureur de la République, le préfet, le défenseur des droits ainsi que le juge des enfants il y a plus d’un an. Le motif ? Une situation jugée anormale après la non-présentation de l’enfant à la mère pendant la garde classique.

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L’avocate du père redoutait une « issue tragique ». © Sébastien Bozon/AFP

C’est là que la justice avait décidé de restreindre le droit de visite de la mère à un droit de visite médiatisé. « La maman vivait très mal cette privation, son avocate avait requis le placement pour rétablir une égalité entre les parents », a déclaré Claude Néris. Le placement prévoyait en effet une visite d’une heure mensuelle pour chacun des parents.

Les résultats de l’autopsie permettant de confirmer les identités, seront dévoilés ce jeudi. À la suite de quoi, l’association « SOS exclusion parentale » envisage de porter plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui.

Militine GUINET

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