Ancien conservatoire de Besançon : une page se tourne

1
1593
conservatoire besancon
L'ancien conservatoire régional de musique accueillera dès 2019, des logements, des bureaux et un restaurant © Y.Q
- Annonce -
En signant officiellement le 5 décembre 2017 l’acte de vente du Conservatoire de Besançon, Jean-Louis Fousseret tire-t-il un trait sur 300 ans de l’histoire comtoise ou donne-t-il les clés du renouveau du centre-ville de Besançon à Fabrice Jeannot, Président du groupe SMCI ?
Pourquoi la SMCI ? Un choix local, économique et culturel
Fabrice Jeannot Président de la SMCI, Nicolas Bodin Adjoint au maire chargé de l’urbanisme, Jean Charles Bocquenet, Notaire de la Ville et Jean Louis Fousseret Maire de Besançon © Y.Q

La SMCI, promoteur bisontin depuis 80 ans, a fait de l’immobilier haut de gamme son image de marque.
Selon Fabrice Jeannot, Président du groupe SMCI, l’investissement dans le Conservatoire marque une étape de plus dans la réhabilitation du patrimoine immobilier du centre-ville de Besançon. En vendant pour 1.8 million d’euros ce magnifique chef d’œuvre architectural, la municipalité se retirait à bon compte une épine, de ce qui aurait pu devenir une « friche culturelle ».

Architecte bisontin, entreprises locales, la SMCI marque son ancrage territorial en mettant au pot plus de 2 millions d’euros dans la rénovation (dont 500 K€ pour les seules fenêtres). Ce sont quelques 100 emplois qui seront créés pendant la durée du chantier qui s’étendra du mois d’avril 2018 à la rentrée 2019.

Une vingtaine de logements très « haut de gamme » dont le patron de la SMCI évalue le prix autour de 4 000€/m², des espaces de bureaux, un restaurant et/ou une brasserie compléteront l’aménagement faisant face au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie dont la réouverture au public est prévue le 16 novembre 2018.

Une vieille histoire

En 1720, la ville de Besançon décide de la construction d’un « grenier d’abondance » en lieu et place de l’ancien grenier à blé devenu trop exigu. A une époque où l’on craignait régulièrement les disettes, les réserves de blé étaient essentielles pour nourrir les habitants, y compris en cas de siège de la ville.
Construit sur 4 niveaux entre le Quai Vauban et la place de la révolution, le bâtiment totalise 2000 m² de planchers. Les vantaux sculptés de la façade évoquent les corbeilles de fruits, les épis de blé, la représentation des déesses latines des jardins et de l’agriculture. Inscrit au répertoire des monuments historiques depuis 1929, il a pris le nom de « Conservatoire » en 1933 quand la municipalité de l’époque décide d’en faire une école de musique et d’expression artistique.

De 1860 à 1933, les lieux abritaient une école d’horlogerie alors que l’industrie horlogère était en plein développement dans la capitale du temps. L’Horlo sera alors transférée dans un nouveau bâtiment Art Déco devenu le lycée Jules Haag ; une école devenue adulte avec son extension à l’ENSMM. Deux figures illustres de l’horlogerie bisontine et mondiale y ont usé leurs culottes : Fred LIP (Lip) et Henry BELMONT (Yema).

1968 : l’ancien grenier à blé devient conservatoire régional de musique, de danse et d’art dramatique jusqu’en 2013 où il est décidé de construire la Cité des Arts et de la Culture.

Espérons que cette réhabilitation d’un lieu mythique de Besançon, redonne une vie « moins minérale » à la place qui reste aux yeux des bisontins, celle du Marché !

Y.Q

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here