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Alors que le mercure va encore grimper, avec 37 degrés attendus à Besançon ce mercredi, l’Insee vient de publier les résultats d’une étude menée avec Météo France sur l’augmentation de la température dans la région.

En cinquante ans, les températures moyennes annuelles ont augmenté de 0,7 à 1,6°C en Bourgogne Franche-Comté, soit une hausse d’en moyenne 1,3°C, selon l’Insee et Météo France. Pour mener à ses résultats, l’Insee a utilisé les températures mensuelles moyennes de Météo France mesurées dans ses stations météorologiques. « Les analyses effectuées sur les températures de la dernières décennie portent sur 31 stations de Bourgogne Franche-Comté. Ces dernières ont effectué des mesures sans discontinuité de janvier 2009 à décembre 2018. Les analyses qui comparent les températures entre 2009-2018 et 1959-1968 portent sur les 15 stations qui disposent de l’information sans discontinuité sur ces périodes », précise l’Insee.

Comment est calculée la température quotidienne ?

« La température quotidienne est calculée en faisant la moyenne entre la température minimale et maximale de la journée. La température mensuelle moyenne correspond en fait, sur le mois, à la moyenne des températures quotidiennes. Les températures annuelles moyennes sont quant à elles mesurées en pondérant les températures mensuelles par le nombre de jours de chaque mois. « 

À partir de ces différents calculs, l’Insee est arrivé à la conclusion suivante : « Sur l’ensemble de la décennie 2009 à 2018, la température atteint 10,8°C en Bourgogne Franche-Comté en moyenne et sur 31 stations météorologiques. »

Accélération du réchauffement depuis le milieu des années 1980

L’étude précise par ailleurs que le thermomètre a beaucoup fluctué dans la région au cours des cinquante dernières années. On note malgré tout une tendance à l’augmentation des températures. En effet, sur les 15 stations météorologiques disposant des relevés nécessaires, la température moyenne s’est élevée à 1,3°C entre la décennie 1959-1968 et celle de 2009-2018. Elle est ainsi passée de 9,6 à 10,9°C. « C’est depuis le milieu des années 80 que le réchauffement a été plus rapide, le thermomètre a pris un degré de plus », souligne l’étude.

La hausse du thermomètre est surtout marquée à Mâcon, Arc-et-Senans, Combeaufontaine et Luxeuil avec 1,6°C en plus et à Besançon avec +1,4°C. Cette hausse est en revanche plus modérée à Dijon avec +0,9°C.

hausse moyenne des température dans la région ces cinquante dernières années
Selon l’Insee, la hausse des températures s’est accentuée dès le milieu des années 1980. DR
Les températures à la hausse pour la plupart des mois de l’année

« Cette hausse des températures, constatée en 50 ans, s’est traduite sur pratiquement tous les mois de l’année. C’est en août et en décembre que l’augmentation est la plus sensible, avec respectivement + 2,3 et + 2,1 °C. » Juillet 2015 aura été le mois le plus chaud de la décennie. En revanche, février 2012, avec en moyenne 1,8°C, a été le plus froid.

Cette étude apprend également que l’année 2018 a été la plus chaude de la décennie avec 12,0°C en moyenne. L’année 2010, elle, aura été la plus fraîche avec 9,5°C en moyenne.

Sans grande surprise, les résultats montrent également que les villes situées au sud de la région bénéficient de températures plus clémentes. La moyenne annuelle de ces villes dépasse les 12°C. À l’inverse, le climat est plus rigoureux en altitude dans le massif du Jura et en particulier à Mouthe, ville du Doubs surnommée la « petite Sibérie ». C’est notamment là que le thermomètre a le plus dégringolé avec -6,2°C en février 2012.

Militine GUINET

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