Besançon Tattoo Show : le tatouage Maori, un art bien… « encré »

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Taumata dans sa salle de tattoo © Lucie Rubagotti
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À l’occasion de la 6ème édition du Besançon Tattoo Show, qui se déroule ce week-end à Micropolis, cap sur l’art ancestral du tatouage Polynésien, en compagnie du salon bisontin « Mana Maori Art Tatau », situé rue Battant.

Lagons turquoise et sable chaud, c’est l’idée principale que l’on se fait de la Polynésie : des paysages de cartes postales, aux douces senteurs de monoï. Un lieu certes idéal, mais surtout riche pour ses traditions et sa culture. Le tatouage, lui, fait partie de cet héritage. Mais attention : il n’est pas seulement un art, il est surtout un symbole et un mode de vie pour les polynésiens. Cap pour les îles avec Taumata et Ioane,  tatoueurs du « Mana Maori Art Tatau ».

Un symbole de spiritualité

Petit dernier de quatre autres salons, le « Mana Maori » de Besançon apporte depuis octobre 2016, une touche estivale et dépaysante au centre-ville. Taumata et Ioane, tatoueurs tahitiens, y partagent leur savoir-faire ancestral, accompagnés de Priscilla, leur administatrice.

Mystiques et symboliques, les tatouages polynésiens cachent de véritables secrets. Agissant comme une armure, ce rite de passage venu des Dieux, est originellement signe de force et de prestige. Ces marques indélébiles, effectuées à main levée, s’adaptent à tous les corps mais surtout à toutes les histoires.

D’un concept « mana », signifiant « spiritualité », le duo de tatoueurs racontent par leurs dessins, des histoires personnelles et uniques, propres à chaque client. « Les tatouages polynésiens, retracent une époque, une difficulté, une étape de la vie. Il faut savoir que derrière chaque motif, il y a une symbolique particulière. Par exemple, la raie manta est symbole de liberté. Beaucoup de personnes, viennent dans notre salon pour se faire tatouer des motifs en rapport avec la famille. Certains tatouages, mettent environ un an avant d’être finalisés… Toute une vie à graver, c’est long ! » explique Taumata.

Conseils d’expert 

Au salon Mana Maori, le vouvoiement y est banni. Car pour réaliser un bon tatouage, mieux vaut être à l’aise avec son tatoueur. Pour Taumata, effectuer un « tatau » est une question d’état d’esprit : « Il faut bien réfléchir avant de se faire tatouer. Même sans parler du choix du motif, il faut penser à notre corps et à ses limites. Le tatouage n’est pas anodin. Personnellement, je réfléchis toujours avant de me faire tatouer. J’attends le bon moment, j’écoute mon corps, et surtout, mon esprit », livre-t-il.

Et encore, les aiguilles actuelles ne sont en rien comparables à la douleur endurée traditionnellement par les polynésiens : « Il y a encore un an, je pratiquais occasionnellement, la méthode ancestrale, où l’on utilisait un peigne aiguillé et un maillet. Mais cette méthode, est vraiment très douloureuse, très peu sont capables d’y résister, tout est question de derme. Elle est réservée aux guerriers ! » plaisante Taumata.

Un Tattoo Show à sonorité polynésienne

Ce dimanche 22, lors du Tattoo Show, aura lieu un spectacle de feu traditionnel polynésien. Mais ce n’est pas tout, Taumata et Ioane seront également présents. « Nous sommes vraiment heureux de participer à ce Tattoo Show. D’ailleurs, chaque mois, nous participons, en moyenne, à une ou deux conventions. Le milieu du tatouage est une grande famille ! Et pour nous, qui arrivons tout juste de Tahiti, on prend plaisir à découvrir la France, grâce à notre passion », conclut le tatoueur, qui invite tous les amateurs de tatouages et de légendes à venir les retrouver sur le stand de Micropolis… Et comme il se dit en tahitien : « ‘Arearea maita’i ! » – « Amusez-vous bien » !

Lucie RUBAGOTTI

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