Besançon rend hommage à Johnny

0
5700
Depuis l’annonce de la mort du chanteur, les hommages se succèdent. Besançon n’échappe à la tendance. DR
- Annonce -

Besançon n’était pas une ville inconnue de Johnny Hallyday. En effet, de nombreux Bisontins se rappellent de son passage en septembre 1969 pour donner un concert au Palais des sports. D’ailleurs, dans sa chanson « On me recherche », sortie un an plus tard, il cite Besançon. Autre lien fort avec la capitale comtoise : Claude Domergue, Bisontin, le pilote d’avion officiel de l’artiste qui, pendant 23 ans, l’a conduit lors de ses tournées. C’est donc tout naturellement que la ville lui rend hommage.

« Notre Johnny national nous a quitté »

Interrogé par nos confrères de France Bleu Besançon ce matin, Jean-Louis Fousseret a déclaré : « J’ai plein de tristesse car notre Johnny national nous a quitté. La première fois que je l’ai vu, c’était au Palais des sports de Besançon ». Pour l’élu, « Johnny, c’était pour toute notre génération l’idole des jeunes. Il nous chantait « Vivre pour le meilleur », il nous a fait vivre le meilleur ».

Un rassemblement en l’hommage de l’artiste est prévu ce dimanche au bar-restaurant Au Doubs Bonheur. DR

Le Maire de Besançon poursuit : « Plus tard, mon ami Claude Domergue, qui est aussi un grand ami de Johnny et qui le pilotait partout en France, m’a fait l’honneur d’accueillir Johnny à l’aéroport de Courcelles à Montbéliard. […] Il a chanté pendant 1h30 sous la pluie et la neige. J’avais d’ailleurs eu la chance d’être à quatre mètres de Johnny pendant le concert. Ce soir-là, nous avions dîné au Chaland avec Jean-Claude Camus (NDLR son producteur de l’époque) et Jean-Charles Diéterlé, ancien président de l’Union des commerçants (UCB). C’était il y a 25 ans. J’ai même une photo de moi avec lui portant un blouson de cuir et des Santiags ! ». Sur l’antenne de France Bleu Besançon, Jean-Louis Fousseret a même fredonné « Retiens la nuit » en déclarant : « On a tellement dansé sur cette chanson ».

Johnny : « ce qu’il y a de mieux sur le plan français »

Rue de Vesoul, on tient aussi à rendre hommage à l’artiste : « Bien avant sa mort, nous avions prévu d’organiser un rassemblement pour le soutenir dans son combat contre la maladie, le sort en a malheureusement décidé autrement », raconte Philippe Renard, propriétaire du bar-restaurant Au Doubs Bonheur, ouvert depuis quatre ans.

Ce dimanche à 11h, un rassemblement aura donc lieu dans l’établissement avec, au programme, la diffusion de la chanson « L’envie » et le lâcher d’un gros ballon blanc que les fans pourront dédicacer. Pour que l’hommage soit total, son fils Kevin et lui, ont même commandé une banderole qu’ils disposeront sur la devanture de l’établissement. « Nous envisageons d’organiser une tombola sur la cravate Johnny et la banderole pour reverser les bénéfices à une association en lien avec la lutte contre le cancer. »

Pour Philippe Renard, Johnny Hallyday c’est une histoire de famille : « J’avais quatre ans quand il a eu un accident à Roppe en 1970, sa voiture a tapé dans le grillage de la maison de mon arrière-arrière grand-mère. Après l’accident, il lui envoyait chaque année une carte de vœux dans laquelle il glissait un chèque de 500 Francs ».

Selon lui, Johnny c’est « ce qu’il y a de mieux sur le plan français, d’ailleurs, quand on fait nos soirées karaoké, on retrouve toujours beaucoup de fans de Johnny ».

« Je veux bien en confectionner quelques uns à la demande pour faire plaisir aux fans mais, ça n’ira pas plus loin », Leïla Roux de la boulangerie Au Sucre Roux. DR

Des brioches-Johnny qui s’arrachent comme des p’tits pains

Tristement marquée par la disparition du géant de la chanson française, Leïla Roux de la boulangerie Au Sucre Roux, rue de Dole, a eu l’idée de confectionner quelques brioches de la Saint Nicolas avec une guitare électrique et les initiales de Johnny Hallyday. « Ils n’étaient pas à vendre, réaliser ces Saint Nicolas-Johnny c’était avant tout pour rendre hommage à l’artiste », confie la pâtissière qui a gardé l’image de son papa chantant « Le Pénitencier » à la guitare lorsqu’elle était enfant.

Loin de vouloir s’approprier le décès de l’artiste à des fins commerciales, Leila Roux a tout de même vendu les dix brioches préparées face à l’insistance d’un fan : « Cet après-midi, quelqu’un a traversé toute la ville pour me les acheter. Je veux bien en confectionner quelques unes à la demande pour faire plaisir aux fans mais, ça n’ira pas plus loin ».

Souvenirs, souvenirs

Retour en 1993 lorsque Johnny Hallyday avait dîné sur la péniche Le Chaland à Besançon : « Il était dans la région pour la fête des motards à Belfort, il est arrivé au restaurant en limousine dans la nuit. Mon personnel ne savait pas qu’il venait manger ce soir-là », se souvient Patrick Bertin, ancien propriétaire du restaurant.

« Johnny avait même signé mon livre d’or », se remémore Patrick Bertin, ancien propriétaire du restaurant-péniche Le Chaland à Besançon. DR

 

« Jean-Louis Fousseret qui était alors premier adjoint au maire, était arrivé en blouson de cuir noir », se rappelle-t-il, amusé. « Ce soir-là, on avait servi une bavette aux échalotes avant que Johnny fasse un bœuf avec notre pianiste Pascal Vuillemin. Il avait chanté Love me tender d’Elvis. Que de souvenirs… ».

Ah, Johnny, c’était le bon temps du Rock’n’Roll…

Louise De Châteaublanc

Au Doubs Bonheur, 50 rue de Vesoul, Besançon : 03 81 52 46 82 ;
Au Sucre Roux, 13 rue de Dole, Besançon : 03 81 47 02 26

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here