Besançon : l’amphi « frigo » déclenche une pétition

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Photo d'illustration de l'AMEB - Crédit photo : DR
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L’information a été communiquée le 30 janvier dernier par l’Association Multiculturelle des Etudiants de Besançon (AMEB) : une pétition a été lancée, pour dénoncer les conditions de travail déplorables des étudiants et enseignants de l’UFR des sciences du langage, de l’homme et de la société. En effet, lors de la dernière vague de froid, le thermomètre de l’amphi N1 est descendu jusqu’à 3°C !

« Du chauffage dans nos amphis ! », tel est le titre du communiqué publié par l’AMEB le 30 janvier 2017 : « À l’UFR SLHS, il existe un amphi où seuls les plus braves osent mettre les pieds : trop chaud en été, trop froid en hiver, les conditions de travail pour étudiants et enseignants sont de plus en plus pénibles. Cet amphi, c’est l’amphi N1″, dénonce l’association.

En effet, la politique d’austérité budgétaire menée par les différents gouvernements, a également eu son lot d’impacts dans l’université publique française. Outre, les suppressions régulières de filières constatées ces dernières années, l’UFR SLHS – trop souvent considérée comme le parent pauvre de l’enseignement supérieur – subit désormais les conséquences de locaux vétustes, des conséquences problématiques qui ont été amplifiées par les températures polaires du mois de janvier 2017 : « En tant que technicien, j’ai bossé deux jours sur le système audio de cet amphi il y a quelques années, en hiver. J’ai été malade et pourtant je ne le suis que très rarement », indique cet homme sur les réseaux sociaux.

Un problème qui n’est donc malheureusement pas nouveau. En effet, les étudiants et personnels de l’université, demandent depuis des années, des moyens pour la rénovation et le désamiantage des locaux de l’Arsenal 1. En décembre 2016, le Conseil d’Administration de l’UFC « adoptait de nouveau un budget largement insuffisant – en particulier pour l’UFR SLHS – pour l’année 2017, malgré l’opposition et la mobilisation de centaines d’étudiants et de personnels ». Le problème n’est donc pas prêt d’être solutionné dans les prochains mois.

C’est pourquoi l’AMEB Solidaires Etudiants, a décidé de passer à la vitesse supérieure en organisant une pétition de grande ampleur et une communication auprès de la presse locale : « Notre organisation soutiendra toutes les actions mises en œuvre par les étudiants et personnels mobilisés et portera leurs revendications auprès des conseils dans lesquels siègent nos élus. Le savoir est une arme qui n’est pas à vendre, ni à traiter de la sorte. Pour une université publique, gratuite, critique et… chauffée ! » déclare l’AMEB.

En attendant, blousons, écharpes, bonnets et gants sont de mises… Vivement le printemps !

Site de l’AMEB

Pétition

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