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Ce samedi marquait le quatrième acte des mobilisations de gilets jaunes dans toute la France. Besançon a été théâtre de vives tensions entre manifestants et forces de l’ordre. 

Quelques « leaders » des gilets jaunes l’ont répété tout l’après-midi « c’est le préfet qui est responsable d’une situation qui n’aurait pas dû dégénérer. En intervenant en début de matinée sur le rond-point de Valentin tenu par les gilets jaunes depuis 3 semaines, il a attisé la colère de manifestants pacifiques ».

Le cœur de ville avait l’odeur âcre des lacrymos.
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Ils s’étaient donné rendez-vous Avenue Foch devant la tour de la pelote. ©YQ
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Ils défilent en famille. ©YQ
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Au pays du Comté, quand les vaches n’ont plus de lait… ©YQ
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Sitting à genoux devant la Société Générale, montrée du doigt autant par Alternatiba, à l’initiative d’une marche pour le climat organisée en fin de matinée, que par les gilets jaunes ©YQ

Les gilets jaunes bisontins étaient environ 700 à battre le pavé bisontin. Ils s’étaient rassemblés en tout début d’après-midi Avenue Foch aux cris de « Macron démission », résolus à en découdre avec un pouvoir qu’ils ne reconnaissent plus.

Des jeunes, des retraités, des salariés, des étudiants, artisans, indépendants… et même, un « banquier apiculteur » et beaucoup de femmes. Ils ne voulaient pas détruire la société, ne sont même pas anti-capitalistes. Ils se sont rassemblés pour une gouvernance au plus près des citoyens et de leurs besoins quotidiens. Dans les rangs, on entendait « on veut donner un vrai pouvoir aux communes, une autonomie dans leur organisation et l’autonomie fiscale ».

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Les femmes étaient nombreuses à porter un gilet jaune. ©YQ
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Déterminée à faire sortir le préfet. ©YQ
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Souriante mais déterminée, c’est l’image de la plupart des gilets jaunes de Besançon. ©YQ
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Comme un air de mai 68 dans le face à face des gilets jaunes et des policiers. ©YQ
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Sorti « manu militari » du rond-point de Valentin samedi matin, ce manifestant est en tête du cortège l’après-midi même. ©YQ

Des slogans parfois difficiles à comprendre : « non aux paradis fiscaux » et « l’argent il y en a dans les paradis fiscaux » scandés par les mêmes !

L’urgence est plus sociale que climatique

Les gilets jaunes se veulent les représentants de la France qui se lève tôt, de ceux qui terminent chaque mois dans le rouge, qui se sentent les oubliés d’une République sociale qui leur tourne le dos. On est bien loin des casseurs…

Et pourtant ils se sont invités
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La rue Charles Nodier transformée en no man’s land entre la préfecture et les manifestants. ©YQ
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La rue de la préfecture gazée jusqu’à Granvelle. ©YQ
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Gendarmes et policiers dispersent les gilets jaunes devant la préfecture. ©YQ
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Les forces de l’ordre chargent les gilets jaunes dans la rue de la préfecture. ©YQ

Autour de 15h30, la rue Charles Nodier et la rue de la préfecture étaient bloquées par gendarmes et policiers. Les esprits ont commencé à s’échauffer et une première charge a fait reculer une foule énervée. Lorsque le calme est revenu, le préfet invisible, a fait savoir qu’il était prêt à recevoir une délégation. L’affaire a tourné court, les manifestants exigeant que le représentant de l’État vienne les rencontrer dehors ; dialogue de sourds…

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L’air est saturé de lacrymo à la préfecture. ©YQ

« On veut marcher » scandait encore une foule qui commençait à se clairsemer au fur et à mesure des lancers de grenades lacrymogènes. Les forces de l’ordre, elles, restaient calmes et stoïques malgré des insultes et des slogans rappelant ceux de mai 1968. En fin d’après-midi, ne restaient aux abords de la préfecture que quelques ultras, casseurs et voyous, rapidement dispersés.

Les gilets jaunes, quant à eux, ont décidé de réoccuper le rond-point de Valentin, comme un pied de nez au préfet qui les avait délogés le matin.

YQ

 

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