Actes de vandalisme : les permanences politiques visées

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A gauche, la permanence du PCF du Doubs vandalisée dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 avril 2017. A droite, la permanence des Républicains, Place Victor Hugo,abîmée dans la nuit de dimanche au lundi 1er mai 2017. Crédit photo DR
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Les permanences du Parti Communiste Français (PCF) du Doubs et des Républicains, ont été victimes d’actes de vandalisme, ce week-end. Alors qu’aucune revendication précise n’a été relevée côté Républicains, les dégradations commises sur le local du PCF semblent être la conséquence des tensions récentes survenues entre les deux partis d’extrême gauche.

« Social-Traître », « le banquier d’abord », « Marxism, Léninismith »… Les tags relevés samedi 29 avril 2017 au matin, sur les façades de la permanence du PCF du Doubs à Palente, sont sans ambiguïté. Ils surviennent quelques jours après la prise de position de Jean-Luc Mélenchon à propos du vote au second tour des Présidentielles. Prise de position qui n’en est pas vraiment une, puisque le représentant de « La France insoumise » a refusé de donner ses consignes de vote malgré les nombreux appels émanant de la gauche et de la droite, lui demandant de soutenir ouvertement Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. Pour toute réponse, Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’il irait voter… Mais pas pour l’extrême droite, sans préciser s’il voterait blanc ou pour le candidat d’En Marche. De son côté, le Parti Communiste, qui avait fait alliance avec le parti de Mélenchon, a largement incité ses électeurs à voter pour l’ancien ministre de l’Economie. Une divergence d’opinion qui n’étonne plus en cette période d’élection Présidentielle ponctuée de rebondissements plutôt étonnants.

Quant à la Fédération PCF du Doubs, elle qualifie ces actes de vandalisme, de « méthodes fascistes et lâches ». Sur les réseaux sociaux, elle se déclare prête à avoir un débat pour expliquer pourquoi son parti appelle à battre l’extrême droite : « Pas de souci pour avoir un débat… mais pas comme ça. C’est indigne, c’est s’abaisser au degré 0 du courage politique. »  Dans un communiqué, Jean-Louis Fousseret, Maire de Besançon « condamne avec la plus grande fermeté ces méfaits qui vont à l’encontre des principes démocratiques » et rappelle que « Les engagements citoyens et politiques doivent se fonder sur le respect des divergences d’opinion. Seul un débat apaisé, dénué de violence et de haine, peut alimenter notre démocratie… »

Deux jours après, la permanence Républicains du Doubs de la Place Victor Hugo, recevait un projectile en pleine vitrine, provoquant des dégâts à l’intérieur du local. Cette fois, pas de graffitis, ni de menaces : « Ce n’est pas la première fois que nous déplorons de tels actes que nous condamnons fermement. Nous avons à plusieurs reprises demandé à la municipalité des mesures de vidéo-protections…  » indique ce lundi 1er mai 2017, Michel Vienet, le secrétaire départemental des Républicains.

Des tensions qui se révèlent également de plus en plus violentes sur les réseaux sociaux, entre les citoyens français. Une période d’entre deux tours qui oppose, non plus les habituels militants politiques, mais les partisans du vote « Macron » contre ceux du vote blanc. Une campagne Présidentielle, décidemment, de toute surprise !

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