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Ils étaient environ un millier à battre le pavé bisontin pour l’acte XX ce samedi après-midi. Mêlant gilets jaunes et enseignants de la Fédération syndicale unifiée (FSU), la manifestation a débuté dans une ambiance plutôt bonne enfant. Plus tard dans l’après-midi, des tensions ont éclaté. Un policier a été filmé par nos confrères de Radio Bip, matraquant violemment à la tête un manifestant.

Les premiers heurts entre policiers et manifestants ont éclaté Place Victor Hugo, sous la Porte Noire. Aux jets de projectiles, les forces de l’ordre ont répliqué à la matraque et au gaz lacrymogène.

Loin de s’apaiser, les violences sont montées d’un cran en fin de cortège. C’est ce que l’on peut voir dans une vidéo tournée par nos confrères de Radio Bip.

La vidéo montre des manifestants courir en direction de la place du 19 mars 1962, juste après le pont Canot. L’un d’eux est de dos et semble plutôt calme. Un policier s’approche et lui assène un violent coup de matraque sur la tête.

samedi gilets jaunes Besançon
La préfecture dénonce des images sorties de leur contexte. ©YQ

Le visage ensanglanté, la victime est très vite prise en charge par une équipe de medics présente sur place avant d’être transportée à l’hôpital. La séquence, filmée par la journaliste indépendante Emma Audrey, a déjà été vue plus de 200 000 fois.

D’après la préfecture du Doubs, l’homme serait « légèrement blessé à l’arcade sourcilière ».

Des images sorties de leur contexte d’après la préfecture

En réagissant ce dimanche, la préfecture du Doubs a précisé que « dès 16 heures, le préfet avait demandé aux gilets jaunes de quitter la manifestation au vu des violences ». Selon Nicolas Regny, directeur de cabinet à la préfecture du Doubs, la situation devenait en effet de plus en plus tendue et plusieurs dizaines de casseurs perturbaient la manifestation.

« Une trentaine de casseurs était présente et voulait aller au contact des policiers, leur jetait des projectiles », détaille-t-il.

La préfecture a ajouté : « les images sont sorties de leur contexte. On était dans une dispersion après des sommations, suite à des jets de projectiles. Les forces de l’ordre étaient sur le point d’interpeller un casseur déjà bien identifié. L’homme sur le chemin, tentait de faire obstruction à l’interpellation et essayait de ramasser un spray de lacrymogène à ses pieds. »

Une version que conteste l’auteur des images décrivant un manifestant « pacifiste » ayant été « frappé avec haine et force » à nos confrères de BFMTV.

On ignore encore si la victime a déposé plainte.

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Les gendarmes contrôlaient fermement le pont Canot et l’accès à la préfecture du Doubs. ©YQ
YQ – Militine GUINET

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