A Besançon aussi, on vendange !

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5ème édition pour les vendanges bisontines - Crédit : JC Sexe-Ville de Besançon
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Il s’agit de la cinquième édition des vendanges organisées par la Ville de Besançon sur ses 30 hectares de vignes plantées à Velotte. Et pourtant, qui a déjà eu l’honneur de goûter le cru bisontin ?

Les 5èmes vendanges de Besançon ont débuté hier mardi 29 août 2017 vers 8h30, chemin d’Avanne à Velotte. Il a fallu une bonne matinée pour récolter les grappes de raisins plantées il y a 7 ans par la Ville, sur 30 hectares de terrain. Malheureusement cette année, la récolte fut mitigée : une grande partie des fruits a été abîmée par le gel et la grêle survenus au printemps. Bilan de l’opération : trois fois moins de raisin récolté que d’habitude. Heureusement, les grappes épargnées sont belles, juteuses et le raisin très sucré grâce aux fortes chaleurs des derniers mois. Les vendanges 2017, à défaut d’être quantitatives, seront donc qualitatives.

Reconversion d’anciens terrains agricoles

En 2008, Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, faisait part de sa volonté d’établir un lien avec le long et riche passé viticole de la ville en plantant une vigne municipale. Car oui, sachez-le, autrefois on produisait du vin à Besançon. Mais ça, c’était avant… Avant l’invasion du phylloxéra.

Cette vigne s’inscrit donc dans le programme global de valorisation des flancs de collines de la vallée du Doubs dont un des objectifs est de réintroduire des activités permettant de reconquérir d’anciens terrains agricoles. En 2010, les parcelles sont enfin choisies : un ancien terrain en friche au lieu-dit « Les Equeugniers », chemin d’Avanne à Velotte, le long du Doubs sur les contreforts du Fort de Planoise. Un domaine bénéficiant d’une très belle exposition plein sud avec un ensoleillement maximum et autrefois planté de vignes… Ce qui permet de penser que le site est bien adapté à ce type de culture. Preuve en est également la présence d’une caborde sur le site, petit édifice de pierres sèches, typique du patrimoine viticole local.

Une vigne de 30 ares est alors plantée avec 3 cépages : Trousseau et Pinot Noir pour le vin rouge et Chardonnay pour le vin blanc. « Ces vignes sont davantage un symbole qu’une volonté commerciale. Les élus souhaitent démontrer que l’agriculture urbaine a bien sa place dans la ville. Peut-être qu’un jour, des viticulteurs auront l’envie de venir s’installer », explique Anne Vignot, adjointe au Maire déléguée à la transition énergétique et aux espaces verts.

Des vendanges biologiques

Depuis 2015, et après 3 années de « conversion », la vendange est officiellement déclarée « biologique » par le groupe ECOCERT. Le travail du sol est réalisé avec un cheval par le Centre Omnisport Pierre Croppet (COPC) dans le cadre d’un chantier d’insertion.

Cette année, une trentaine de vendangeurs ont répondu à l’appel : agents municipaux de la Direction des Espaces Verts, élus et membres du COPC, de l’association des jardins et vergers familiaux et de l’association pour le renouveau de la vigne à Besançon.

Comme chaque année, le raisin récolté sera confié au viticulteur jurassien, Géraud Fromont, natif de Besançon, pour répondre au besoin de la Ville : « L’année dernière nous avons produit environ 1 800 bouteilles. Elles sont, pour la plupart, servies à l’occasion des réceptions organisées par la Ville ou offertes en cadeau aux invités », détaille Anne Vignot.

Le vin est-il bon ?

« C’est un vin qui a du caractère. Moins qu’un vin du Jura, évidemment, mais nous sommes plutôt satisfaits. C’est un vin de qualité et peut-être que cette année, la production de raisins sera vinifiée en crémant rosé », ajoute Anne Vignot.

Il ne reste plus qu’à goûter… Mais à moins d’être un privilégié, il sera bien difficile de se faire son propre avis sur « Le Vin de Besançon ».

 

 

CD

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