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À deux jours du conseil communautaire qui devrait entériner « Besançon Communauté Urbaine », Jean-Louis Fousseret et Gabriel Baulieu présentaient ce mardi 26 février les grandes orientations du budget communautaire du Grand Besançon pour l’année 2019.

Le budget qui dépasse pour la première fois le cap de 300 millions d’euros, intègre les nouvelles compétences transférées à l’Agglomération et particulièrement le fonctionnement et l’investissement des voiries ainsi que l’eau et l’assainissement. Jean-Louis Fousseret en a profité pour rappeler le chemin parcouru depuis la création du district en 1993 jusqu’à la Communauté Urbaine du Grand Besançon. Les différents transferts de compétences ont en même temps privé les communes de leur indépendance de gestion. Il ne reste aux maires des villages de l’agglomération l’entretien des cimetières et la tenue des registres d’État-Civil pour justifier leur existence.

Besançon, Communauté urbaine

Ancienne capitale régionale, Besançon bénéficiait de la possibilité offerte par la loi NOTRe de créer une communauté urbaine pour les 68 communes et ses 200 000 habitants. Dans un contexte de forte concurrence entre les territoires, cette nouvelle mutualisation des moyens va permettre de mieux défendre les atouts économiques, touristiques et culturels du territoire. Il s’agit également de développer la recherche et l’enseignement supérieur dans un environnement propice aux nouvelles technologies dans le domaine médical ou des micro et nanotechnologies.

Le discours était fortement marqué de l’empreinte du « pôle métropolitain Centre Franche-Comté », du partenariat avec l’aire urbaine Belfort-Montbéliard et de la proximité de Besançon avec les bassins de vie de Morteau, de Pontarlier, points d’entrée vers la Suisse. En parlant de la région « Franche-Comté » Jean-Louis Fousseret s’en tire par une pirouette : « C’est un lapsus lié à notre histoire mais je refuse de polémiquer avec nos voisins bourguignons, nous faisons bien entendu partie de la grande région Bourgogne Franche-Comté ».

 633 millions d’euros investis par la CAGB depuis 2001

L’approche communautaire a fait ses preuves en s’appuyant sur des valeurs de solidarité, de cohésion et de respect de la diversité du territoire. Bien entendu, la réalisation du tram a représenté une large part de cet investissement important, élément structurant des mobilités pour le président-maire de Besançon.

Après une année 2018 sous le signe de la culture, 2019 et le projet « Grandes Heures Nature » ancre les 68 communes dans une même identité forte de capitale du sport nature, levier d’attractivité touristique et économique pour l’agglomération. C’est aussi la qualité de vie et la préservation de l’environnement qui sont des atouts pour attirer de nouvelles entreprises et de nouveaux habitants.

1 203 agents et cadres de la CAGB formeront l’effectif de la nouvelle communauté urbaine à partir du 1er juillet 2019 pour une masse salariale de 39,2 millions d’euros. Dans une situation nationale contrainte, le Grand Besançon a choisi de passer des baisses annuelles de dotations à un dispositif de contractualisation avec l’État. En imposant à la collectivité de limiter la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2%/an, c’est un changement de mentalité bienvenu dans le contexte du ras-le-bol fiscal qui étrangle particuliers et entreprises.

En 2019, le taux communautaire de cotisation foncière des entreprises (CFE) n’évoluera pas comme prévu pour rendre le territoire plus attractif aux entreprises. Bien qu’inférieur à la moyenne nationale, le taux reste élevé à plus de 26%.

La fiscalité locale ne fait pas bon ménage avec les promesses électorales. Quand on promet de ne pas augmenter les taux, les élus respectent leur promesse… sauf que les bases augmentent et mécaniquement la note est toujours plus salée !

Budget transports : 70,7 millions d’euros en 2019

Plus de 65% concerne les délégation de service public (DSP) principalement avec Keolis l’opérateur du réseau Ginko. La billetterie entre pour 11,5 millions dans les recettes. C’est encore les entreprises qui “mettent au pot” l’essentiel avec un Versement Transport à hauteur de 32 millions, en hausse de 1.5%.

La part prépondérante de la Communauté Urbaine, la gouvernance actuelle qui veut que le maire de Besançon soit aussi le président du Grand Besançon : les candidat(e)s à la Mairie de Besançon ne pourront pas faire l’impasse sur le projet qu’ils entendent mener sur l’ensemble du territoire. Et en 2020, ce n’est pas en s’inscrivant avant tout dans des démarches obsolètes que l’avenir de Besançon s’écrira. Les dernières années ont démontré une gestion raisonnable des deniers publics. L’endettement demeure limité. Gare aux promesses électorales dont Besançon a eu longtemps le secret !

YQ

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