- Annonce -

L’événement revient pour une septième édition. Dès 11h ce samedi, c’est près de 10 000 visiteurs qui vont pousser les portes du salon Besançon International Tatoo Show dédié au tatouage et à son univers.

« La fréquentation du salon est en constante progression », constate Jean-Marc Bassand, gérant de La Main Noire, qui vient de fêter ses cinq ans, et organisateur du salon. En effet, le Besançon International Tatoo Show, qui se classe parmi les plus prestigieux salons du genre, devrait totaliser 10 000 entrées pour sa septième édition.

Un succès lié à la démocratisation du tatouage. « Le tatouage est devenu un effet de mode notamment grâce aux footballeurs et aux musiciens. Dès que Rihanna a un nouveau tatouage, tout le monde veut le même ! C’était pareil il y a quelques années avec Justin Bieber ! »

besançon international tatoo show
« Nous sommes très prudents avec les jeunes qui désirent avoir le même tatouage que leurs idoles. On insiste sur la réflexion avant de se faire tatouer », déclare Jean-Marc Bassand. © Peji photographie

Selon ce Belfortain, dans le milieu du tatouage depuis 26 ans, « le tatoo n’est plus réservé aux personnes en marge de la société, un tatouage revendicatif associé à un certain anticonformisme. Aujourd’hui, il revêt un aspect esthétique voire artistique. »

« Dès que Rihanna a un nouveau tatouage, tout le monde veut le même ! »

Tatoueur, une activité en manque de reconnaissance

Que le tatouage soit considéré comme une forme d’art au même titre que la peinture, la musique ou les bandes-dessinées, c’est précisément le fil rouge des actions menées par le Syndicat national des artistes tatoueurs (Snat) dont l’organisateur du salon fait partie.

« Nous revendiquons la reconnaissance du tatoo comme art à part entière. Tatoueur n’est toujours pas reconnu comme un vrai métier par le gouvernement. On se bat pour que ça change. C’est d’ailleurs un axe très présent sur le salon », explique-t-il.

besançon international tatoo show tatouage la main noire micropolis
« Les 18-24 ans constituent la plus grosse part des visiteurs », assure l’organisateur. © Peji photographie
« Une pratique très encadrée »

Très impliqué dans le combat entamé pour faire évoluer les mentalités autour du tatouage, Jean-Marc Bassand collabore régulièrement avec des magazines spécialisés. « Véhiculer une bonne image du tatouage et des tatoueurs est primordial. Travailler pour des magazines permet par exemple de rappeler que le tatouage est une pratique très encadrée. »

international tatoo show
Au programme, des concours de tatoueurs, des démonstrations de bmx ou encore de breakdance. © Peji photographie

Les réglementations sanitaires obligent les tatoueurs à n’utiliser que du matériel stérile à usage unique. Les encres, quant à elles, sont réglementées par l’Union européenne. « Aucune étude n’a démontré de risques pour la santé. Du reste, il n’y a jamais eu de scandale sanitaire suite au tatouage dans le monde », insiste celui dont le corps est tatoué à 70%.

« Il n’y a jamais eu de scandale sanitaire suite au tatouage dans le monde »

« Réfléchir avant de franchir le pas »

« Le rôle d’un bon tatoueur est aussi de faire de la prévention. On explique notamment aux jeunes qu’il faut bien réfléchir avant de franchir le pas. Il faut savoir qu’on ne tatoue pas les mineurs sans le consentement des deux parents. »

Une pédagogie bienvenue puisque le salon attire majoritairement un public jeune. « Les 18-24 ans constituent la plus grosse part des visiteurs », assure l’organisateur.

Ce week-end sera donc marqué par le tatouage avec, au programme, des concours de tatoueurs, des démonstrations de BMX ou encore de breakdance.

Militine GUINET
Besançon International Tatoo Show, samedi 16 mars de 11h à 23h et dimanche 17 mars de 11h à 20h à Micropolis. 
Tarifs et informations sur la page Facebook et le site de l’événement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here